Le réseau des journalistes du Bénin sur les catastrophes naturelles (Rjbcn) a tenu, ce jeudi 26 avril, à Cotonou, sa séance mensuelle consacrée à une thématique liée à sa sphère de compétence. Elle a été animée par Dr Victor Gbèdo, directeur de Dcam-Bethesda, sur le sort réservé aux déchets solides ménagers à Cotonou.

« Assainissement de la ville de Cotonou : où vont les déchets solides ménagers? ». C’est ce thème que Dr Victor Gbèdo, directeur de Dcam-Bethesda, a développé, ce jeudi aux journalistes s’intéressant aux questions environnementales. Il a été axé, sur le sort réservé aux déchets solides ménagers à Cotonou. C’est une problématique assez complexe que le gestionnaire environnementaliste, expert en gestion de déchets et évaluation environnementale a exposée.
Pour lui, 15 % des déchets à Cotonou sont collectés et traités convenablement. Et si tous les déchets de la ville pouvaient l’être convenablement, il y a longtemps que le site de Ouèssè serait plein, observe-t-il.
En dehors des déchets générés par les ménages au Bénin et qu’on éprouve déjà des difficultés à gérer, l’expert a indexé les déchets issus des portables, des produits électroménagers et autres machines importés au Bénin.
Pour le spécialiste, les déchets des portables contiennent des métaux lourds très dangereux pour la santé. Il en est de même pour ceux que contiennent les appareils électroménagers et autres équipements venus de l’extérieur qui pullulent de nos jours chez nous. Lesdits équipements constituent une affaire intéressante à laquelle s’intéressent acheteurs et vendeurs, un commerce florissant.
Pour Dr Victor Gbèdo, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable devrait davantage s’intéresser aux dons d’équipements et de machines qui ne durent pas (un mois ou deux au plus). « Tout ce qui est électronique est plus dangereux que tous les autres déchets ; on doit limiter les pacotilles », relève l’expert. Pour lui, il n’y rien de plus dangereux que les métaux lourds volatiles.
Les déchets forment une grande famille, selon Dr Victor Gbèdo. Suivant leur typologie, plusieurs critères permettent de les classer. Ainsi, selon leur source de production et leur composition ou nature, on peut regrouper les déchets en plusieurs types ou catégories. Il y en existe à foison et la gestion pose problème, reconnaît-il.
La gestion intégrée et durable des déchets (Gidd) est la meilleure approche, selon l’expert. Les organisations non gouvernementales font beaucoup d’efforts dans le domaine, a indiqué le spécialiste, qui espère que le gouvernement les appuiera, afin de contribuer à la santé et au bien-être des populations.
Le budget consacré à la gestion des déchets n’est pas suffisant, constate l’expert.
Sur un budget municipal de 15 milliards F Cfa pour Cotonou, selon les prévisions, seulement 10 % correspondant à 1,5 milliard sont consacrés à la gestion des déchets. Ce qui ne correspond à rien par rapport à ce qui est requis et qu’on observe dans les grands pays. Il importe que les pouvoirs publics consacrent davantage de moyens à la gestion des déchets pour le bien-être de tous.
Pour rappel, le réseau des journalistes béninois sur les catastrophes naturelles (Rjbcn) présidé par Euloge Aïdasso s’intéresse depuis sa création aux questions liées à l’environnement, aux inondations et touchant la gestion des déchets.

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