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Grâce Satoguina, lauréate du Camp de l’enfant citoyen (Cec) édition 2017 a participé à la Cop22 à Marrakech au Maroc. De retour de ce grand rendez-vous sur le climat, cette élève âgée seulement de 14 ans, se montre plus attachée à la protection de l’environnement, une lutte qui concerne, selon elle, tous les citoyens de tous les âges.

La Nation : Vous faites partie des trois représentants du Bénin à la Cop 22. Quel sentiment vous anime pour avoir été ambassadeur de votre pays à ce grand rendez-vous, malgré votre jeune âge ?

Grâce Satoguina : Je suis très honorée d’avoir été choisie pour représenter mon pays à ce rendez-vous international. C’est une fierté pour moi et pour toute ma famille.

Pourquoi avez-vous choisi de vous engager très tôt pour la sauvegarde de l’environnement ?

Depuis que je suis petite, mes parents me parlent des conséquences du tort que nous causons à l’environnement chaque jour à travers nos mauvais comportements. Ce qui, très vite, m’a fait prendre conscience de ce que l’environnement doit être respecté. J’ai compris que quelque soit notre domaine d’activité, les effets des changements climatiques auront un impact sur notre vie. Cela doit nous obliger à changer nos habitudes vestimentaires, culinaires, alimentaires et même comportementales. Pour éviter que notre environnement ne soit dégradé pour les générations futures, il faut que chacun se préoccupe de la question environnementale.

Quelle est ton rêve demain pour l’environnement ?
D’abord pour Cotonou, je rêve de voir beaucoup plus d’arbres, de poubelles installées dans tous les coins, et de voir un système compétent de gestion des ordures dans mon pays. Je rêve aussi de voir chaque citoyen béninois respecter l’environnement en évitant d’utiliser par exemple les sachets plastiques, en privilégiant les sacs en tissus et en papiers. Mon rêve est de voir mes compatriotes éviter de couper les arbres n’importe comment, ou s’ils sont obligés de le faire, ils n’ont qu’à les remplacer par au moins, le même nombre d’arbres coupés. Je souhaite bien que nous apprenions à jeter les ordures dans les poubelles et je rêve que l’Etat béninois mette en place des systèmes plus efficaces de tri et de recyclage des ordures.

Concrètement, quelles sont les actions que vous menez sur le terrain pour sensibiliser vos camarades sur la nécessité de changer de comportement envers l’environnement.

Je fais des rencontres, des conférences pour sensibiliser mes camarades. Par exemple, dans mon collège cette année, en avril dernier, j’ai eu à animer une conférence sur le thème « La pollution et les sachets plastiques ». A chaque fois que j’ai l’occasion de montrer à mes compatriotes qu’il est important de respecter l’environnement, je le fais. Parce que c’est une lutte commune et tout le monde doit se mettre à la tâche. Je pense qu’il y a encore du travail à faire par chaque individu, les organisations, les Ong et le Gouvernement notamment. Certains camarades me trouvent académique mais je me dis que ça dépend de quel point de vue on regarde la situation. J’observe seulement que c’est une problématique d’ordre général. Ce combat concerne tous les citoyens de tous les âges.

Comment arrivez-vous à concilier vos études et les activités parascolaires ?
C’est une question d’organisation. J’établis mes priorités en fonction du travail que j’ai à faire, c’est comme ça que je m’en sors. Mais, les études prennent la plus grande partie de mon temps. Mais je suis passionnée par la lutte pour la sauvegarde de l’environnement. Je suis fière de le faire et j’ai déjà eu l’occasion franchir plusieurs pas et je pense qu’à l’étranger les gens font de la question de l’environnement une question particulière. Mon combat au Bénin produit des résultats, car plusieurs camarades ont changé leur conception de cette thématique et aujourd’hui ils ont rallié ma cause, et je ne peux qu’être heureuse.

Quels conseils pouvez-vous donner à vos compatriotes pour que la lutte pour la sauvegarde de l’environnement soit une réalité ?

Je leur dirai qu’ils devraient faire plus attention à leur environnement et essayer de s’imaginer eux-mêmes l’état de notre pays d’ici trente ans si nous ne changeons pas de comportements. Je dois leur dire aussi que les effets du réchauffement climatique ne connaissent pas de frontières. Chacun doit se mettre au travail depuis sa maison en veillant à la protection de l’environnement. Car l’environnement fait partie de l’héritage que nous allons laisser aux générations futures n

 

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