Les épreuves écrites de l’examen du BEPC 2015 ont été lancées officiellement dans les départements de Borgou-Alibori hier lundi 8 juin à Tchatchou par le préfet Salamatou Kora Ponou. Au terme de la première journée, on ne note pas d’incident majeur. Cependant quelques couacs ont marqué le déroulement des épreuves, notamment à Parakou.

CEG Tchatchou, commune de Tchaourou, hier lundi 8 juin. Il est 8h 30. La sirène retentit. Le top des compositions pour l’examen du Brevet d’études du premier cycle (BEPC session de juin 2015) est ainsi donné. C’est parti pour trois jours de composition pour les 654 inscrits du centre dont 173 filles répartis dans 20 salles, mais aussi pour l’ensemble des 24 091 candidats des 29 centres de l’Alibori et du Borgou. C’est le préfet des deux départements, Salamatou Kora Ponou, qui a procédé au lancement officiel des compositions à la salle n°9 dudit centre, en présence de la directrice de l’Enseignement secondaire général, Foulératou Batoko Kandissounou, du directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle du Borgou-Alibori, Mohamed Abdoulaye, du maire Bio Sounon Bouko de Tchaourou. C’était après l’appel et le contrôle des identités des candidats et des surveillants, la lecture des instructions et la vérification des plis fermés contenant les épreuves.

La première épreuve, celle de communication écrite, portait sur deux sujets : l’un relatif à la dépravation observée de nos jours dans l’habillement des jeunes filles et des jeunes garçons et l’autre, à l’utilisation du téléphone en milieu scolaire.
Tout en souhaitant bonne chance et courage aux candidats, le préfet leur a demandé de se concentrer sur les épreuves, de lire attentivement les sujets et les consignes avant de commencer à répondre aux questions.

Faire preuve de ponctualité

Le directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle du Borgou-Alibori, Mohamed Abdoulaye, a exhorté les candidats à faire preuve de ponctualité, à toujours se munir de leurs pièces d’identité et à éviter la tricherie. Il a invité les surveillants à la vigilance et au respect des instructions tout au long de l’examen. « Le surveillant ne doit pas s’asseoir. L’un reste devant, l’autre reste derrière et ils sont debout jusqu’à la fin de la composition. Aussi, le surveillant ne doit-il pas lire l’épreuve pendant que les candidats composent », a souligné Mohamed Abdoulaye.
Quant au maire Bio Sounon Bouko, il s’est réjoui du choix porté sur sa commune pour abriter le lancement de l’examen au niveau départemental et espère que de bons résultats sortent de la commune cette année.
Au total, 18 906 garçons et 5 185 filles affrontent les épreuves du BEPC 2015 dans l’Alibori et le Borgou.

Quelques couacs « mineurs » à l’entame des épreuves

Après le lancement à Tchaourou, la délégation du préfet a fait le tour de quelques centres de Parakou pour s’enquérir du déroulement et des difficultés éventuelles dans l’organisation pratique de l’examen. Si au centre du CEG Guèma (Parakou) où composent 1104 candidats présents sur les 1148 inscrits dont 571 filles, aucune irrégularité majeure n’est à noter, selon le chef centre Souahib Zachari Alou, au CEG Hubert Maga par contre, c’est le cas d’une candidate qui s’est assise dans une salle en lieu et place d’un garçon, qui a été porté à la connaissance du préfet et de sa suite. La candidate s’est effectivement inscrite mais son numéro de table ne figurait pas dans la salle. La situation paraissait quelque peu ambiguë. Suite à l’intervention des autorités, la jeune fille en larmes entretemps sortie de la salle, a été conduite dans une autre salle pour finir la première épreuve en attendant que le chef centre Nicolas Sèmilinko et ses collaborateurs ne tirent l’affaire au clair.
Un fait peu ordinaire s’est également produit dans ce centre de
1 275 candidats répartis dans 36 salles de composition. Il s’agit de deux candidates portant le même nom : Yacoubou Idayath. Les surveillants ont pensé un instant qu’il s’agissait d’une seule et même candidate qui portait deux numéros de table différents. Il a fallu se référer à la liste des candidats et à leurs dates de naissance respectives pour clore l’incident et permettre à ces deux candidates de composer dans la même salle.
Plus loin, au lycée Mathieu Bouké de Parakou, c’est la coupure du courant électrique qui a retenu l’attention de la délégation conduite par le préfet Salamatou Kora Ponou. Heureusement, les salles sont plus ou moins éclairées avec les fenêtres grandement ouvertes. Le chef du centre Assouma Moussa signale également, entre autres fausses notes, l’insuffisance des feuilles de composition, le défaut de cartes d’identité chez certains candidats, mais supplées par des attestations provisoires délivrées par la préfecture Borgou-Alibori dont l’imprimante de confection de la carte d’identité est en panne. Aussi, un candidat a-t-il déclaré avoir perdu sa carte en chemin ; un autre s’est présenté sans la moindre pièce d’identité au centre d’examen.
En dépit de ces couacs, la première journée s’est déroulée normalement et sans incident majeur. Les compositions prennent fin demain. Les acteurs du système éducatif au niveau départemental: autorités politico-administratives, enseignants, parents d’élèves et candidats espèrent que les résultats seront meilleurs, surtout que cette année académique s’est déroulée sans heurt, contrairement à l’année passée où les mouvements de débrayage des syndicalistes étaient récurrents.

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