Installée il y a deux semaines, la nouvelle équipe dirigeante de l’université de Parakou (UP), à la recherche de ses marques, a échangé hier lundi avec les autorités rectorales de l’université d’Abomey-Calavi (UAC). Cette visite d’amitié et de travail s’inscrit dans le cadre d’un partage d’expériences et de l’harmonisation des curricula en vue de relever les défis de formation et de recherche qui incombent aux universités publiques.

Partage d’expériences enrichissantes pour une meilleure gouvernance, harmonisation de programmes et curricula, animation de conférences périodiques en commun pour la dissémination des connaissances, ce sont quelques axes du cadre de concertation qui se met en place entre l’université de Parakou et celle d’Abomey-Calavi. A l’issue de la rencontre initiée à cet effet par le recteur de l’UAC, Brice Sinsin, et tenue hier sur le campus de Parakou, les deux équipes rectorales se sont engagées dans un partenariat gagnant-gagnant qui permettrait de faire des deux universités publiques, «des universités efficaces, brillantes et rayonnantes au-delà des frontières».

L’initiative de cette rencontre émane de la volonté de donner davantage satisfaction à la communauté universitaire et surtout de donner l’inspiration à la créativité et à la performance, justifie Brice Sinsin. «Nous sommes tous condamnés à être performants. Nous devons faire en sorte que nos universités soient respectables, soient citées en exemples. Nous devons tout faire pour que notre société nous accepte, nous utilise», préconise-t-il.
Après avoir salué cette démarche qui matérialise la coopération Sud-Sud et le rapprochement avec l’UAC qu’il appelle «maison-mère», le recteur de l’UP, Prosper Gandaho indique qu’il s’avère nécessaire de s’inspirer de l’expérience forte enregistrée par l’équipe de Brice Sinsin et qui lui a permis d’être reconduite lors des dernières élections rectorales. «En quelques années de gouvernance, l’équipe de l’UAC grâce à son ouverture d’esprit, son dynamisme, a réussi à faire en sorte que non seulement l’université se porte mieux, mais aussi à faire la fierté de notre pays à travers son rayonnement sur le plan local, régional et international», fait-il remarquer. «Cette rencontre entre ainsi dans la droite ligne de la collaboration interuniversitaire que le rectorat actuel s’est tracé et ne peut que s’en réjouir», admet le professeur Prosper Gandaho.
«Nos universités sont certes créées de manière régionale mais elles ont une envergure nationale. Les produits de l’UP ou de l’UAC peuvent servir partout. Il est nécessaire que la collaboration soit intime, mais vraiment intime», souligne le professeur Brice Sinsin. A ce propos, il importe de partager les acquis obtenus aussi bien à l’UAC qu’à l’UP et d’autres universités, car la mise en œuvre du système LMD, un système de globalisation et de mobilité, impose «un langage commun». Pour surmonter les contraintes, un programme de concertation sur le LMD est en préparation pour harmoniser les différences et favoriser ainsi la mobilité des étudiants à travers la mise en commun des programmes et curricula ainsi que la compatibilité des crédits académiques. «Si on a créé l’université, ce n’est pas pour ressembler à un gros lycée. L’université se démarque des cours secondaires par le fait que nous devons contribuer au creuset de la connaissance mondiale. La recherche universitaire théorique et conceptuelle doit permettre d’attaquer ou de mettre en exergue les causes fondamentales et déterminante de la plupart des problèmes que vivent nos sociétés, et ainsi aider les décideurs à prendre de bonnes résolutions pour la gestion de la cité», selon le recteur de l’UAC.
Saisissant l’occasion de la rencontre, les deux recteurs se sont mutuellement présentés les meilleurs vœux pour une année de paix et de réussite et surtout de fructueuses productions scientifiques et académiques au profit de la nation toute entière.

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