La crise autour du choix des prestataires des cantines scolaires dans certaines écoles de la commune de Boukombé dans le département de l'Atacora n’est pas point de connaître son dénouement. En dépit de la médiation de la Direction départementale des Enseignements maternel et primaire (DDEMP), les positions se radicalisent au sein des associations de parents d’élèves.

La commune de Boukombé connaît depuis l’année dernière une crise née du choix contesté des prestataires des cantines scolaires dans certaines de ses écoles. Au niveau de l’Ecole primaire publique Kounagnigou, la crise est à son paroxysme et les parents d’élèves n’entendent pas démordre. Et en dépit de la médiation du directeur départemental des Enseignements maternel et primaire, Jean M’po Douakoutché et du Comité départemental de gestion desdites cantines, le 15 janvier dernier, les violons sont loin de s’accorder. Les parents contestataires maintiennent leur position. La tentative de règlement a ainsi échoué. Ce que confirme par ailleurs Antoine Ouéma, porte-parole des parents d’élèves de l’EPP Kounagnigou. A son entendement le Comité départemental de gestion des cantines scolaires financées par le Partenariat mondial pour l’Education-Fonds commun budgétaire s’obstine à ne pas faire appliquer des textes qu’il a édités lui-même.
La crise tient sa raison du dépouillement de l’appel à candidature lancé le 24 novembre 2014 pour le choix du prestataire devant gérer la cantine de l’EPP Kounagnigou pour le compte de cette année scolaire et du choix qui en est issu. Les parents d’élèves contestent en effet que la prestation revienne à l’épouse d’un élu local également président de l’Association des parents d’élèves de la localité. Suivant les critères dont a fait régulièrement mention le chef de la Circonscription scolaire de Boukombé dans l’appel à candidature, cette dernière ne devrait pas postuler.
«Nous avons contesté ce choix. Mais les autorités refusent d’appliquer les textes qu’ils ont élaborés pour la cause et veulent nous imposer cette dame qui est exclue de la course. Nous réclamons simplement que justice soit faite, que le droit soit dit», martèle Antoine Ouéma.
Rappelant le cas de l’école de Tawantchonta où le DDEMP contestant des irrégularités dans le choix d’une prestataire, avait, dans sa correspondance du 6 février 2014, instruit le chef de la Circonscription scolaire de Boukombé de procéder à son remplacement au motif qu’elle était l’épouse du directeur de l’école dans laquelle elle officiait et rappelé à l’occasion que les épouses des élus et des membres des bureaux des Associations de parents d’élèves étaient aussi frappés par cette restriction, le porte-parole des parents contestataires part en flèche et presque à cran face à la situation de l’Ecole primaire publique de Kounagnigou.
«Le comité ne veut pas dire le droit et nous renvoie à une autre séance ; cela cache quelque chose de très flou et nous n’allons pas baisser la garde malgré la menace de retirer la cantine pour une autre école si on n’accédait à leur machiavélique volonté», souligne-t-il, invitant les autorités à divers niveaux ainsi que les organisations éprises de justice à réagir afin que les enfants de Kounagnigou jouissent de leur droit à s’alimenter à l’école.

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