La rentrée scolaire 2019-2020 s’annonce avec des mesures importantes au profit de l’école béninoise. La réforme relative à la fusion des classes dans l’enseignement primaire public permettra d’améliorer les conditions de travail des apprenants et des acteurs pédagogiques concernés.

L’école primaire publique béninoise va connaître un grand changement dès le 16 septembre prochain, jour de la rentrée. Il y aura notamment une fusion des classes au niveau de certains établissements publics. Cette décision, soutenue par les acteurs du secteur éducatif, est une solution aux difficultés dans l’enseignement public. Exposée à la dernière séance du Conseil sectoriel de dialogue social (Csds), la fusion des classes permettra de mieux prendre en charge les apprenants.
« Avec l’avènement des établissements privés, nous avons constaté une baisse constante de l’effectif au niveau du public », explique le chef de la Région pédagogique 28 (Crp 28), Camille Codjo Tchiakpè. Pendant que l’on déplore l’effectif pléthorique au niveau de certains groupes pédagogiques, d’autres se vident progressivement. Les établissements primaires publics de Cotonou ne font pas exception à la règle. D’où l’option du gouvernement de revoir la situation pour permettre de disposer du nombre adéquat d’élèves dans les classes au niveau de l’enseignement primaire public.  
Cette décision qui prend effet à compter de la rentrée scolaire prochaine consistera à jumeler des classes à faible effectif et de même niveau afin de mieux s’occuper des élèves. Elle est bénéfique à plus d’un titre, car elle permettra aux apprenants, aux enseignants, bref aux écoles de mieux se porter. « Des écoles peuvent passer de six à cinq ou à quatre classes ; elles gagneront en infrastructures scolaires et en personnel pédagogique», explique le Crp 28.

Mesure salutaire

Il poursuit: « Des salles de classe et des mobiliers seront libérés». Mieux, les soucis liés au nombre d’enseignants dans ces écoles seront minimisés; les pénuries ou le surplus d’enseignants dans les écoles concernées seront réglés, apprécie-t-il.
Si la réforme ne touche pas les régions pédagogiques Gbégamey ou encore Sikè à Cotonou, celles d’Akpakpa en seront impactées. «Nous visons la réduction des groupes pédagogiques. Une étude de faisabilité a été faite dans ce cadre pour analyser les contours ; les responsables syndicaux sont acquis à la cause », souligne-t-il.
Il rassure que la mesure ne vise pas la fermeture des écoles. « La priorité, ce sont les enfants. Si un enfant doit parcourir 5 km après la fermeture de son école pour se rendre dans une autre école, nous ne réglons pas le problème. C’est pourquoi, l’autorité de tutelle a systématiquement exclu la fermeture des écoles », révèle-t-il.
Selon lui, « la mesure tiendra compte des effectifs et des salles de classe dans un même établissement. Il ne s’agira pas de faire déplacer les élèves d’un complexe à un autre. Il sera juste question de déplacer les enfants d’un groupe à un autre afin d’avoir des classes jumelées; cela n’induira pas un effectif pléthorique au niveau des salles de classe ».
A en croire le Crp 28, Camille Codjo Tchiakpè, l’expérience de la fusion des salles de classe n’est pas une première au Bénin. C’est une vieille pratique qui refait surface. Elle favorisera des résultats concluants au profit des élèves et du système éducatif. Toutefois, la décision ne prend pas systématiquement en compte toutes les écoles du pays cette année. D’autres établissements entreront progressivement dans la dynamique les années à venir.

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