Dans le cadre des préparatifs de la rentrée académique prochaine, le gouvernement annonce le statut quo pour les inscriptions et frais de formation dans les universités nationales.

« Le gouvernement a décidé de maintenir le statu quo sur les droits d’inscription et de formation dans les universités nationales ». C’est la principale annonce faite ce dimanche, par Marie Odile Atanasso, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Par cette décision, le gouvernement met fin à la rumeur qui fait croire au retour des frais d’inscription, et de l'augmentation des frais de formation dans les universités nationales dès la rentrée de lundi prochain. 

Le ministre rassure que les subventions seront accordées aux universités nationales dans les mêmes conditions que l’année dernière, avec une possibilité d’augmentation, si les demandes exprimées par les rectorats sont justifiées. Cette mise au point à la veille de la rentrée universitaire 2018-2019 prévue pour le 15 octobre vient calmer les esprits pour une rentrée annoncée par beaucoup agitée.
Cette démarche, informe le ministre, vise à tenir compte des réalités et du contexte social national. Pour le ministre, la situation restera ainsi jusqu’à ce que la réflexion prospective sur l’avenir des universités et leur gouvernance n’aboutisse. Aussi, a-t-elle informé que le gouvernement a retenu de maintenir et de soutenir les efforts d’investissements de l’État pour améliorer le cadre de vie et d’études des apprenants dans lesdites universités. Cette décision, dit-elle, est intervenue bien que les responsables des universités publiques aient demandé la réinstauration des frais d’inscription, voire leurs augmentations.
En rappel, elle évoqué les conditions dans lesquelles la suspension des frais d’inscriptions est intervenue en 2008, en l’absence de toute étude prospective visant à garantir l’équilibre financier des budgets des universités. Elle déplore que cette suspension est intervenue alors qu’ « aucune mesure d’accompagnement n’a été prise pour compenser le déficit occasionné par cette décision », ajoutant que cette situation occasionne chaque année un déficit de financement évalué en moyenne à 2 milliards de francs Cfa.

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