Le gouvernement, dans l’optique de garantir l’accès de tous à la formation universitaire et le bon déroulement de l’année académique 2018-2019, vient de prendre une série de mesures substantielles au profit des étudiants. Des mesures qui confortent le volet social de son programme d’actions.

Le message du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a de quoi réjouir le monde universitaire. Marie Odile
Attanasso a annoncé, dimanche 7 octobre dernier, que 29 977 étudiants bénéficieront désormais des allocations universitaires, soit une augmentation de plus de 100% du nombre de bénéficiaires. Cet effectif couvre
14 197 anciens et 15 780 nouveaux avec une incidence financière de 10 milliards de F Cfa au titre de la rentrée universitaire 2018-2019. Une mesure sociale judicieuse bien pensée et mieux sécurisée que par le passé pour qu’enfin, ces allocations aillent effectivement aux vrais bénéficiaires. Il faut reconnaître que c’était tout un mythe qui entourait le payement de ces allocations avec des difficultés énormes. Si depuis l’année académique 2016-2017, il a été institué une plateforme informatique de gestion des allocations et leur bancarisation pour assurer la célérité dans leur traitement et le paiement à bonne date, il convient d’admettre que la batterie de mesures prises par le gouvernement au profit de ces mêmes cibles vient telle une bouffée d’oxygène.
Ces mesures permettront sans nul doute aux rectorats de mieux souffler et d’être en parfaite symbiose avec les étudiants qui obtiennent aujourd’hui de meilleures conditions de travail. Toutes choses devant assurer un déroulement normal des activités souvent perturbées par des mouvements de revendications.
Déjà en 2018, l’augmentation des fonds alloués aux bourses a permis d’apurer des arriérés d’allocation sur la période de 2015 à 2017, à hauteur de 14.911.935.889 F Cfa selon les explications du ministre en charge de l’Enseignement supérieur. Les allocations de l’année en cours sont assurées à fin août pour 3.346.117.582 FCFA soit, à cette date, 18.258.053.471 F Cfa engagés en 2018 au titre des allocations universitaires contre 7,5 milliards FCFA en moyenne par an jusqu’en 2015 à la veille de l’avènement du régime du Nouveau départ. Sans tambour ni trompette, le gouvernement cible et pose des actions sociales d’envergure et d’intérêt.

Des réformes à foison

Le gouvernement a par ailleurs, engagé des actions pour le renforcement des intrants du système universitaire, les infrastructures et équipements, la formation et le recrutement d’enseignants. Dans ce sens, il est prévu la construction et l’équipement d’infrastructures administratives, pédagogiques et de laboratoires au profit des universités nationales d’Abomey-Calavi et de Parakou, de l’Université d’Agriculture de Kétou ainsi que du Centre universitaire de Sakété. L’acquisition et la réhabilitation en cours d’un domaine à Ouidah, pour abriter la Faculté des Sciences économiques et de Gestion (FASEG). Autant d’infrastructures prévues pour mettre les étudiants dans de meilleures conditions de travail. Le gouvernement veut aussi relever la qualité de la formation par la création de nouvelles filières qui rendront les étudiants directement employables à la fin d’une formation courte de 2 ans. Ce qui a permis d’opérer certaines réformes connexes dont la création de l’Institut national supérieur des Classes préparatoires aux Etudes d’ingénieurs (Inspei), la création des Instituts universitaires d’Enseignement professionnel (Iuep) avec huit domaines de métiers retenus par le Conseil des ministres, l’organisation des examens nationaux de Licence et Master au niveau des établissements privés d’enseignement supérieur, l’organisation des travaux de la sélection des nouveaux bacheliers qui valorise la compétence et assure l’équité, la réorganisation du système d’attribution des bourses pour tenir compte des besoins en formation de l’économie nationale et faciliter leur utilisation optimum. Sans occulter le plan de recrutement d’un nombre suffisant d’enseignants et d’assistants en cinq ans. Les étudiants ne peuvent que se réjouir, encore que les frais d’inscription et de formation dans les facultés ne sont plus aujourd’hui en vigueur.

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