Dans son histoire récente, notre pays constitutionnellement dénommé la République du Dahomey tout juste après son indépendance du 1er août 1960, puis la République populaire du Bénin après 1972, et depuis 1990, la République du Bénin, reconnaît en plus des fêtes religieuses, que sont : Noël, Pâques, Pentecôte, Ramadan, Tabaski, Maouloud et fête du Vodoun, entre autres, un certain nombre de jours de fête dite nationale.

A ce titre, il faut dire qu’au Dahomey, il y avait le 4 décembre, jour de la proclamation de la République toujours fêté en filigrane et sans grand’ pompe, le 1er août jour de la proclamation de l’Indépendance considéré comme la fête nationale par excellence ! En anglais on aurait dit « national day !». Dès 1963 et pour deux années jusqu’à l’avènement du coup d’état militaire suivant il y a eu le 28 octobre.
Puis, ce fut la République populaire du Bénin où le pays a enregistré la suppression du « National day» du 1er août remplacé par la célébration du 30 novembre comme fête nationale. En plus du 30 novembre la République populaire du Bénin a fêté le 26 octobre, fête des Forces armées populaires ! Dès 1990, la République du Bénin est revenue à la célébration du 1er août comme fête nationale.
L’énumération de ces jours de fêtes nationales au Bénin n’est pas exhaustive. Cela pourrait même intriguer plus d’un ! Pourquoi s’échiner à énumérer les fêtes célébrées au Bénin ?
Oui, par les temps qui courent, les célébrations des fêtes en ont mis plein les yeux aux Béninois. En effet, hormis la fête de Nonvitcha à grand-popo, qui est presque centenaire, les Béninois ne savent plus à quel saint se vouer avec la célébration des fêtes à l’échelle nationale : nous pouvons citer pêle-mêle, wémèxwé, zèxwé, tolixwé aguéguéwxé xogbonouxwé, coutonouwxé, gléwxéwxé, Lokokoukoumèwxé et j’en passe, et des meilleurs.

Se mettre plutôt au travail

Lorsque l’on sait que les autres pays reprochent aux Africains de ne faire que fêter ! Lorsque l’on se rend compte que sur les chaînes des télévisions africaines on ne voit que la danse alors qu’ailleurs on assiste à des débats motivants, on n’est obligé de se poser des questions, beaucoup de questions.
Hormis les bénéfices culturels et touristiques peut-être, hormis les quelques gains des vendeurs de tissu, à quoi servent ces fêtes qui ne contribuent ni à l’affirmation de l’unité nationale, ni à l’avènement du melting-pot béninois, dans la mesure où les autres ethnies du pays ne se sentent pas concernées pas ce qui s’y passe ! Encore moins à booster le développement de notre pays dans le cadre éventuel du PAG (Programme d’action du gouvernement) de notre pays !
C’est évident qu’il s’agit essentiellement de ripailles où des Béninois de la même commune et de la même ethnie se retrouvent entre eux ! Cela a tout l’air d’une galéjade géante qui ne semble pas avoir de but noble !
Hormis quelques constructions de salle de classes ! Il n’y a plus rien que la nourriture à gogo ! Il y a certainement mieux à faire pour un pays que l’on qualifie d’essentiellement d’agricole, si l’on pense au développement.
Nous sommes prompts à reconnaitre tous que la Vallée de l’Ouémé est après celle du Nil en Egypte la plus fertile au monde. Et pendant que, il y a plusieurs ont siècles déjà, les Egyptiens on mit en valeur la Vallée du Nil, je me demande quand entamerons-nous enfin la mise en valeur de celle de l’Ouémè ?
Oui, il faut convertir cette envie de se retrouver en envie de développer. C’est pour cela que je voudrais hic et nunc, urbi et orbi, devant toute la nation et devant l’opinion publique internationale faire quelques propositions. Il n’est évidement pas question de supprimer ces fêtes-là !
Il s’agira de transformer l’énergie de la fête en motivation pour le développement. Ainsi une partie des jeunes vendeurs d’essence frelatée (kpayo), et conducteurs de taxi-moto zémidjan va travailler la terre. A Cuba «El Domingo Rojo!» «Le Dimanche rouge », c’est un dimanche qui a surtout de rouge le fait qu’on n’y observe pas le repos dominical. C’est un dimanche où tous, à savoir, le lider maximo (grand chef) en tête, les membres du gouvernement, les cadres, les paysans, etc. vont aux champs pour récolter : pommes de terre, tabac, etc. Parce que si cela n’était pas, les fruits du travail des paysans cubains demeureraient dans les champs et y pourriraient. Etant entendu qu’il n’y avait pas beaucoup de moyens pour ce faire. Il fallait le faire.
Lorsque nos amis étrangers traversent notre pays du nord au sud par exemple, ils ont l’impression que notre peuple ne travaille pas assez la terre, le pays est encore en friche. Or la terre ne ment pas et ça, nous le savons tous ! Il faut que nous développions notre agriculture et notre élevage pour cesser d’importer notre nourriture, à savoir le riz, les poulets, les croupions de dindes, etc. Oui, nous le pouvons ! Yes we can ! il suffit d’y penser, de le vouloir vraiment n

Albert KIKI
Ministre Plénipotentiaire à retraite

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