Les acteurs du système éducatif à Parakou ont effectué ce lundi 10 septembre, la pré-rentrée. C’est conformément au calendrier scolaire 2018-2019 tel qu’établi par le gouvernement, en attendant le démarrage des activités académiques et pédagogiques le lundi 17 septembre prochain.

Après environ deux mois de vacances, l’école béninoise ouvre à nouveau ses portes dès le lundi 17 septembre prochain, sur toute l’étendue du territoire national. En attendant de se retrouver dans les salles de classe, ses acteurs ont effectué, hier, lundi 10 septembre, la pré-rentrée. Comme leurs homologues des autres localités, ceux de Parakou ont également sacrifié à cette formalité devenue une tradition. 

En effet, la pré-rentrée a été instituée pour régler les éventuels problèmes qui pourraient subvenir le jour de la rentrée et empêcher l’année scolaire de se dérouler normalement. L’objectif poursuivi, a expliqué le directeur départemental des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle du Borgou, Ayouba Garba, c’est de permettre un démarrage des activités académiques sans encombre dès le premier jour. « Il s’agit de s’assurer que toutes les dispositions ont été prises en matière de préparatifs afin que les premiers cours puissent être dispensés à partir du lundi prochain », a-t-il poursuivi. Au cours de la rencontre qu’il a eue avec les chefs des établissements d’enseignements secondaire et technique du Borgou, samedi 8 septembre dernier au Lycée Mathieu Bouké de Parakou, il les a instruits dans ce sens.
Aux Ceg Hubert Koutoukou Maga, Titirou, Banikani et au Lycée Mathieu Bouké, c’est en grand nombre que les enseignants ont répondu présents au rendez-vous. Pour les responsables de ces établissements, il n’est pas question de traîner les pas. Sur le terrain, ils étaient occupés à recevoir ou à confectionner les dossiers de transferts, à établir les listes des anciens élèves qui passent ou redoublent et qui sont autorisés à continuer les cours. Ils procèdent aussi à la répartition et à l’inscription des nouveaux élèves admis au Cep et classés dans leurs établissements. C’est le samedi 8 septembre dernier qu’ils sont entrés en possession de ces listes. Au niveau des censorats, l’heure était également à la confection et à la distribution des emplois du temps aux enseignants.
Pour le directeur du Ceg Hubert Koutoukou Maga, Allassane Illiassou, ces dispositions sont de mise à la veille de chaque rentrée scolaire. Elles restent les mêmes, soutient son homologue du Ceg Banikani, Toussaint Bawa. Ce dernier a, d’ailleurs, rencontré le personnel administratif et enseignant de son établissement. « Tel que tout se passe au Lycée Mathieu Bouké, les activités académiques doivent pouvoir commencer dès le premier jour », a rassuré le proviseur Alassane Yarou Boni.
Curieux de savoir si la rentrée sera effective, le lundi 17 septembre prochain, quelques élèves du Ceg Hubert Maga étaient dans leur établissement. « Jusqu’à présent, les listes et les emplois du temps n’ont pas encore été affichés », se plaint Issoufou Souleiman, l’un d’entre eux. « On attend jusqu’au mercredi pour voir si quelque chose sera fait », a-t-il laissé entendre. Au Ceg Guéma, c’est un groupe d’élèves qui a été surpris, affairé aux travaux de nettoyage des salles de classe et de débroussaillage de la cour. Pendant ce temps, des parents attendaient de rencontrer le directeur ou le censeur pour régler le problème de transfert de leurs enfants.
Au Complexe primaire public Abdoulaye Issa, le constat est le même. Devant des registres, les directeurs assistés de quelques enseignants sont déjà à pied d’œuvre. Pour éviter qu’il y ait des bousculades, le lundi 17 septembre prochain, le président de l’Association des parents d’élèves du complexe, Ibrahim Aboubacar, exhorte les parents à profiter de la semaine pour venir faire inscrire leurs enfants.

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