Certains candidats déclarés admissibles à l’issue de la première délibération du baccalauréat 2018 sont depuis ce lundi 13 août à l’assaut des épreuves facultatives pour récolter des gains de bonus dans l’optique d’améliorer leurs notes et obtenir des mentions.

Les épreuves facultatives du baccalauréat ont effectivement démarré, ce lundi 13 août après la première délibération vendredi dernier. À Cotonou, les candidats déclarés admissibles des centres du Lycée Coulibaly, Ceg Sègbèya et Ceg Gbégamey, ayant choisi l’option des épreuves facultatives, étaient convoqués pour être évalués. C’est par l’épreuve d’Économie familiale et sociale ou Couture que cette phase a démarré dès 7 heures. 

À 11 h, a suivi la composition en langues (fongbé, édé, yoruba, adjagbé, dendi, ditammari, baatonu). L’après-midi a été consacré au dessin, puis toute la matinée de ce mardi, les candidats admissibles composent en musique.
Les candidats rencontrés à l’issue de la première composition de la journée comme Moulicathou Togni Zocli et Ékouévi Franck Ayikoutou, tous deux candidats admissibles au baccalauréat série B, disent avoir fait le choix des épreuves facultatives pour profiter des bonus et obtenir des mentions appréciables.
L’épreuve d’Économie familiale et sociale porte sur l’environnement, notamment l’usage des sachets biodégradables et la nutrition du nourrisson pour sa bonne croissance. Outre le fait que ces candidats soutiennent que l’épreuve est globalement abordable, ils se réjouissent tous d’avoir réussir à un examen auquel les espoirs d’y participer cette année avaient commencé par s’effriter.
Nicolas Mahuwètin Hountondji, directeur du Ceg Gbégamey et chef de centre, explique que les épreuves facultatives sont avantageuses, car au seuil de 12 points, les candidats bénéficient de bonus suivant la différence positive sur le nombre de points totalisés pour l’examen. « S’il manquait peut-être un point à un candidat pour totaliser 10 au baccalauréat et qu'il participe aux épreuves facultatives et obtient ce bonus ajouté au total, il obtient la note nécessaire pour être déclaré admis dans le premier groupe », explique-t-il. Aussi, développant toujours l’avantage des épreuves facultatives, il ajoute que « s’il manque un point au candidat pour avoir la mention et qu’il compose en épreuves facultatives, il pourra grâce à ce bonus avoir la mention ».
Tout le monde n’ayant pas choisi les épreuves facultatives, les autres candidats admissibles sont soumis aux épreuves sportives. Dans cette discipline, cinq épreuves sont inscrites pour le candidat. Le saut en hauteur, le lancer, le grimper, la vitesse et la gymnastique. À l’issue de cette phase qui devrait prendre fin ce mardi soir, tenant compte des retardataires et des malades qui doivent fournir la preuve de leur indisponibilité, la deuxième délibération est prévue pour ce mercredi 15 août. Seuls les candidats qui auront atteint le seuil de 10 de moyenne seront déclarés admis. Le reste doit subir les épreuves orales dans les langues étrangères avant que leur résultat définitif soit connu au terme de la troisième et dernière délibération.
À noter que les admissibles sont les candidats ayant totalisé une moyenne supérieure ou égale à 9. Le taux national d’admissibilité est de 33,43 % cette année contre 41,78 % en 2017, soit une baisse de plus de 8 points. Cette régression serait imputée en partie à la longue période de grève qui a secoué le secteur de l’éducation en début d’année. Ce serait par ailleurs la conséquence de nombreux autres problèmes générés par la grève comme la démotivation des apprenants, le manque de préparation des candidats, mais aussi la qualification de certains enseignants.

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