Ce mercredi 8 août au lycée agricole Médji de Sékou, cinquante-cinq jeunes ayant fini leur formation ont reçu de kits dans trois chaînes de valeur agricole. Cette remise de matériel s’inscrit dans le cadre du projet d’Insertion durable des diplômés du secteur agropastoral (Idda).

Plusieurs matériels de travail ont été remis aux jeunes sortis du lycée agricole Médji de Sékou (Lams), bénéficiaires du projet d’Insertion durable des diplômés du secteur agropastoral (Idda) au même titre que les lycées techniques agricoles d’Akodéha et de Kika. Ce projet vise l’insertion durable des jeunes finissants des lycées agricoles et leur contribution au développement socio-économique du Bénin. Au total, 1200 jeunes dont 30% de femmes sont ciblés pour recevoir un appui en matériel et un accompagnement financier. Des capsuleuses manuelles, souffleurs pour emballage, marmites, bassines, seaux en plastique, couteaux, fourneaux à gaz, râpeuses motorisées en tôle galvanisée, bassines, pulvérisateurs, brouettes, poêles… ont été mis à la disposition de cinquante-cinq jeunes du Lams ayant fini leur formation et en quête de moyens pour démarrer leurs activités. 

Grâce au projet Idda mis en œuvre par l’Ong Apretectra soutenu par Affaires mondiales Canada, chacun part ainsi avec un kit dans chacune des trois chaînes de valeur agricole à savoir la production végétale, la production animale et la transformation agro-alimentaire. En plus de cet appui, le Lycée agricole Médji de Sékou bénéficie d’un forage muni d’un château d’eau, don de la Fondation Paul Gérin-Lajoie et Affaires Mondiales Canada. Cette fondation qui œuvre pour une éducation de qualité a perdu son promoteur, le 25 juin dernier à l’âge de 98 ans et ses funérailles nationales sont prévues pour ce jour au Canada. La référence à cet homme s’impose, souligne Théodore Hounkpatin, le chef du projet Idda, parce qu’il a été un ardent défenseur des droits humains, notamment de l’accès de tous à une éducation de qualité.
Théodore Hounkpatin a soutenu que le projet d’insertion des diplômés du secteur agropastoral, par ses axes prioritaires d’intervention, constitue une preuve tangible de l’intérêt que Paul Gérin-Lajoie et sa fondation accordent à l’éducation de qualité, gage d’un emploi décent et durable. « Ce projet qui a démarré en novembre 2016 vise à améliorer l’employabilité des finissants des lycées agricoles mais aussi et surtout leur insertion durable à travers des mécanismes novateurs d’accompagnement aussi bien techniques que financiers », a informé le chef du projet.

Renforcer les capacités

Pour renforcer au mieux les lycées bénéficiaires du projet, des actions prioritaires ont été mises en œuvre, a souligné Théodore Hounkpatin. Entre autres, il a cité le renforcement des capacités de gestion administrative, financière et pédagogique des lycées bénéficiaires via des actions de formation et d’appuis conseil. Un logiciel de gestion informatisée est en cours d’implantation au Lams, pour plus d’efficacité et d’efficience ainsi qu’un équipement en matériel informatique des directions départementales des Enseignements secondaires technique et de la formation professionnelle de l’Atlantique, du Mono et du Borgou en vue d’un bon suivi des lycées, a indiqué Théodore Hounkpatin. Il ajoute aussi le renforcement de leur personnel en management. Toutes choses visant l’amélioration des pratiques professionnelles dans les lycées puis le renforcement des activités génératrices de revenu. Par ce projet également, ces centres de formation seront dotés d’une cellule d’orientation et d’insertion équipée de mobiliers informatiques dont les membres au nombre de dix seront techniquement renforcés à cette fin par le projet et ses partenaires de l’Union des producteurs agricoles du Québec. De même, soixante-douze enseignants seront formés sur les normes environnementales, la sécurité au travail et l’intégration du genre…
Les jeunes récipiendaires ont reconnu la valeur de ces dons et ont salué, par la voix de leur porte-parole, Romuald
Lissanon, l’Ong et ses partenaires, notamment le gouvernement du Canada, représenté par Nikita Eriksen-Hamel, premier secrétaire de l’ambassade du Canada au Bénin. «Les équipements qui représentent les normes internationales font la fierté des bénéficiaires», a-t-il déclaré. Pour réussir dans la vie, il faut trois choses dont la formation, les moyens et la volonté, a affirmé, pour sa part, le proviseur du Lams, Coffi Aïnadou, qui salue le geste et l’appui dont a bénéficié son centre.
La directrice exécutive de l’Ong, Reine Bossa, appelle les bénéficiaires à faire preuve d’humilité et de respect. Ils doivent aussi se saisir des opportunités de renforcement de capacités pour réussir dans leurs entreprises, recommande-t-elle. C’est également le point de vue du directeur de cabinet du ministère des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Jean Benoît Alokpon. Ce dernier a pris date avec les jeunes entrepreneurs, pour faire le bilan de leurs activités.

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