Le temps passe inexorablement et le 16 juillet n’est plus si loin. Les enseignants, les répétiteurs et les candidats au baccalauréat 2018 œuvrent respectivement pour boucher les ravins et combler les lacunes avant le démarrage des épreuves. La pression est à son summum et chacun entend jouer sa partition.

Ils font de leur mieux pour donner aux apprenants, dans les meilleures conditions possibles, les notions et connaissances requises pour affronter les épreuves du baccalauréat. Les enseignants de la Terminale, notamment ceux des établissements publics, s’efforcent de rattraper le retard causé par la longue grève des mois de janvier, février, mars et avril derniers. « Nous travaillons d’arrache-pied pour que les élèves soient prêts. Devant les épreuves, il ne faudrait pas qu’ils se plaignent de ne pas avoir abordé tel ou tel chapitre», confie Spéro Sossoukpè, enseignant de Sciences de la vie et de la terre (Svt) au Collège d’enseignement général (Ceg) Cocotomey et au Ceg 2 Godomey. Son confrère Jockvien Tchobo, enseignant de philosophie au Ceg Le Littoral confirme : « Chaque enseignant se bat pour jouer sa partition et de la meilleure des façons même si le temps joue contre nous. Ce qui est évident, j’ai l’assurance que mes élèves auront tout ce qu’il faut pour affronter les épreuves, sans surprise », rassure-t-il.
Outre les enseignants, certains candidats ont des répétiteurs à domicile ou des groupes de travail pour réviser et approfondir les cours avec eux. A leur niveau, la pression est tout aussi énorme. « C’est la course contre la montre, les parents sont inquiets et les élèves qui avaient déjà des lacunes commencent à stresser. Avec la fille que je garde, j’ai dû augmenter la fréquence de travail. Depuis le mois de mai, nous travaillons trois fois par semaine parce qu’elle a beaucoup de lacunes », confie un répétiteur qui préfère garder l’anonymat pour ne pas exposer la candidate qu’il tient. Un autre plus confiant, Christian Goussanou affirme : « A mon niveau, il y a un peu de pression, parce que je suis déjà à un niveau avancé avec le candidat que je tiens. On n'est jamais entièrement prêt pour un examen mais je garde l’espoir qu’il sera à même d’affronter les épreuves ».
De leur côté, les candidats, eux-mêmes se mettent la pression. Les travaux dirigés (Td) se sont renforcés depuis un moment. Certains candidats nous confient qu’ils travaillent tous les jours en groupe, même à des heures tardives, le dimanche y compris. Il y a beaucoup d’affolement dans leurs rangs. « Franchement, moi j’ai rompu avec toute distraction. Je me réveille à 4 h pour apprendre et dès qu’il sonne 7 h, je dois être au cours. Je reviens souvent vers 19 h 30 et déjà à partir de 21 h, je dois me remettre à mes cours, faire des exercices jusqu’à 0 h ou 1 h avant d’aller au lit », nous raconte un candidat qui dort à peine trois heures par jour et qui n’entend pas se faire connaître.
Il faut espérer que dans cette atmosphère de pression, les enseignants fassent effectivement assimiler les leçons aux candidats et que ceux-ci dans leur désir d’apprendre sans répit ne soient pas victimes de surmenage.

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