Le principal maillon syndical qui soutenait la poursuite de la grève a cédé avec la suspension de la motion de grève par le Front d’action des syndicats de l'éducation. Ce jeudi 26 avril, les classes ont effectivement repris. Dans les écoles et collèges parcourus à Akpakpa et environs, aucune absence n’a été signalée dans les rangs des enseignants.

Retour à la craie, aux feuilles et aux stylos. Les classes sont rouvertes pour s’animer au plaisir des élèves qui désespéraient déjà, des parents d’élèves qui se lamentaient et des enseignants nourris par l’amour du travail bien fait. « Nous avons fait le point à l’entame des cours ce matin à 7h. Les enseignants sont bien là et les cours ont repris », fait savoir la directrice du Collège d’enseignement général Akpakpa-Centre Catherine Fassinou Houndji. Pour le censeur adjoint Bruno Nonfodji, la grève est finie et tout le monde (parents, élèves et enseignants), est revenu à de meilleurs sentiments. 

« Je suis vraiment contente parce que les cours ont repris normalement et je pense bien que les grèves sont finies pour de bon », s’est réjouie Immaculée Vodounon, élève en classe de 3e au Ceg Akpakpa-Centre.
Même constat au complexe scolaire primaire Akpakpa-centre où le directeur du Groupe D, Jean Adjohoun, a fait le point dès 8 h, à l’Epp Adogléta, dans les Ceg Sègbèya, Gbégamey où les enseignants ont tenu leurs séances. De quoi redonner sourire et espoir à Dame Justine Ahouéya : « Les enfants ont retrouvé leurs enseignants en classe. C’est un soulagement pour nous parents d’élève. Si l’année est blanchie, ce sont nos efforts quotidiens qui sont à l’eau. Il faut que le gouvernement maintienne cette quiétude », note-t-elle.
Dans les écoles maternelles Gbèdjèwin et Suru-Léré, les classes étaient pleines. Enseignantes et éducatrices y étaient occupées à encadrer les enfants. La grève semble n'a pas duré au niveau de la maternelle. « Nous avons repris depuis plus d’un mois. Nous avons affaire à des tout-petits. Nous avons des devoirs envers eux et il est difficile de laisser les enfants longtemps à la maison. Par ailleurs, les pluies commenceront bientôt et les enfants auront naturellement des difficultés pour venir venir », a expliqué la directrice de l’école maternelle de Suru-Léré, Vénise Falola Djogbénou.

Appel à la diligence des enseignants

Les cours ont repris dans les écoles et collèges, mais il est évident que certains enseignants résistent toujours à la reprise. D’ailleurs certains membres se sont désolidarisés du Front d’action des syndicats de l’éducation et entendent poursuivre le débrayage. Pour la directrice du Ceg Akpakpa-Centre, Catherine Fassinou Houndji, il est temps de lâcher prise au nom de l’intérêt supérieur de la nation. « Mon souhait, c’est qu’ils se rallient et qu’ils comprennent que c’est l’école d’abord. Nous devons sauver l’année. C’est vrai, il y a toujours des insatisfactions mais suspension de la grève ne veut pas dire fin de la négociation ». Le défi à présent, c’est l’exécution totale et optimale des programmes de cours conformément au calendrier réhabilité. « Dans tous les cas, les enseignants sont capables de faire ce qu’il faut pour que les élèves aient le niveau requis avant d’affronter les examens. Notre souhait était de bien faire, de très bien faire même. Malheureusement, il y a eu des perturbations. Néanmoins, les enseignants feront de leur mieux », a assuré Catherine Fassinou Houndji. Ces mêmes diligences sont attendues des enseignants qui gardent les classes intermédiaires. « Ce ne sont pas seulement les candidats qui sont concernés. Il importe également que les élèves des classes de niveau intermédiaire soient aussi bien préparés et aient le niveau requis pour aller en classe supérieure », préconise la directrice du Ceg Akpakpa-Centre.

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