Les tentatives de levée de grève distillées dans l’opinion publique ont du mal à produire leur effet à Lokossa, une commune du département du Mono. Des apprenants continuent de trainer dans les rues. « Nous n’avons pas fait cours. On nous a dit de revenir vendredi », explique Pascal Sessou, élève au Ceg 2 Lokossa, sur le chemin de retour à son domicile situé au quartier Agonvè. Tout comme lui, Eliane Pédanou et son groupe de condisciples du Ceg 4 Lokossa se disent démotivés des reports répétés de la reprise des cours dans leurs établissements scolaires. En somme, ne s’animent que les établissements scolaires et spécifiquement les groupes pédagogiques dont les animateurs n’ont pas fait l’option du débrayage. C’est le cas du groupe A, au complexe scolaire Guinkomey, où les activités se poursuivent. Tout le personnel a répondu présent, avec à leur tête, le directeur Symphorien Houénou.

Quant aux enseignants grévistes, qui sont d’ailleurs les plus nombreux, ils occupent le temps en multipliant des assemblées générales. Ce mardi 27 mars, ils se sont rendus encore massivement à une rencontre syndicale organisée au complexe scolaire primaire publique d’Agonvè. Rejoints par leurs collègues de la commune d’Athiémé, ils ont passé en revue les différentes motions de grève et les résultats des différentes rencontres gouvernement/centrales syndicales. Cet exercice a été effectué sous la houlette de Rodolphe Yeropa Sègnanka, 1er responsable de la Fédération des syndicats de l’éducation nationale de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Fésen/Cstb). A ses côtés pour l’animation de la rencontre, il y avait Basile Aholou, porte-parole des organisations syndicales de la maternelle et du primaire et François Kpohouégbé, porte-parole de toutes les Organisations syndicales de l’éducation en lutte dans le département du Mono.
Lundi 26 mars dernier, les syndicalistes avaient déjà tenu une assemblée générale autour du thème « Point des différentes rencontres avec les membres du gouvernement et décisions à prendre ». Des deux rencontres consécutives, la décision retenue est que « les lignes n’ont pas bougé » pour une décision favorable à la reprise des classes.
A rappeler que les enseignants vacataires, eux aussi, n’ont effectivement pas repris les cours, en dépit de la suspension de grève prononcée par certaines de leurs organisations syndicales.

 

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