Les enseignants de la maternelle et du primaire, contre toute attente, n’ont pas repris le chemin de l’école, ce mardi 20 mars, dans la commune de Natitingou ainsi que dans d’autres établissements scolaires du département de l’Atacora. Les apprenants non plus n'ont fait le déplacement.

Les écoles de la ville de Natitingou ont gardé leurs portes closes en dépit de la suspension de la motion de grève par l’Intersyndicale de la maternelle et du primaire, lundi dernier. Ceux qui s’attendaient à voir les usagers reprendre normalement le chemin de l’école ont tout simplement été surpris par la désertion de l’enceinte des établissements scolaires. 

Au complexe scolaire de Tchirimina, seules deux salles de classe sont ouvertes et connaissent une activité normale. Mais pas pour longtemps, prévient le maître du groupe A. « Je travaille parce que je suis en classe d’examen et c’est une question de conscience. Mais tout à l’heure, nous allons rentrer », confie-t-il, tout surpris par l’annonce de la suspension de la motion de grève par l’Intersyndicale de la maternelle et du primaire. Dans la cour où se déroule l’opération de Ravip, l’un de ses collègues va bien loin dans son étonnement. « La grève à notre connaissance n’a pas été levée. Ceux qui l’ont fait ne nous représentent absolument pas. Seul Kassa Mampo est digne de nous porter cette information et il n’est pas question de nous l’annoncer ainsi. Il faut que ce dernier vienne nous faire le point des avancées et ensemble nous jugerons s’il faut reprendre les cours », avance-t-il.
Non loin de là, à l’école primaire publique de Kantaborifa, l’accalmie qui règne est brisée par le conciliabule d’un couple qui s’est sans doute donné rendez-vous dans l’enceinte. Aucun enseignant ni apprenant n’a fait le déplacement. Toutes les salles de classe sont fermées.
C’est également le cas à l’Ecole urbaine centre où ne sont observés que les mouvements des agents de la circonscription scolaire de Natitingou.
Azane Idani, instituteur et collaborateur à la circonscription scolaire, fait l’amer constat que les cours n’ont pas repris dans les écoles suite à la levée de la motion de grève. Face à une situation qui a trop duré, il souhaite que les choses se normalisent pour le bonheur des parents totalement affectés.

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