Après leurs aînés des cours secondaires, ce sont les candidats au Cep qui s’apprêtent à aller au charbon. Pour le démarrage de l’examen, mardi 27 juin prochain, l’on procède aux derniers réglages dans le département de l’Alibori et celui du Borgou.

Encore quelques heures, et les 241 798 candidats vont se lancer à l’assaut du Cep, session de juin 2017 sur toute l’étendue du territoire national. C’est la première fois que cet examen sera organisé de manière indépendante dans l’Alibori. Pour la nouvelle Direction départementale des enseignements maternel et primaire de l’Alibori et son directeur, Gounou  Zimé Bio Dogo, l’entreprise se veut plus qu’un défi à relever.

Selon ce dernier, toutes les dispositions ont déjà été prises pour le démarrage de l’examen dans les 26 centres qui seront ouverts. Sur le plan départemental, c’est à Kandi que s’effectuera le lancement officiel. 

A l’heure des résultats, le département de l’Alibori espère se retrouver parmi les meilleurs, avec ses 11 630 candidats inscrits, dont 5 560 filles. Une ambition que nourrit également celui du Borgou où le lancement se fera à l’EPP Banikani 1, selon le directeur départemental des enseignements maternel et primaire, Jimon Jacob Toudonou. Les 23 321 candidats du Borgou composeront dans 74 centres dont 14 pour Parakou 1 et 9 pour Parakou 2. Avant de les libérer, certains de leurs établissements ont attendu le dernier moment.

En effet, c’est à la mi-journée du vendredi 23 juin dernier que l’EPP OCBN et la plupart des établissements du cours primaire de la ville de Parakou ont fini par libérer leurs candidats, non sans leur avoir remis les cartes et les cahiers de choix. A l’EPP Albarika, le directeur Chabi Bouko Adamou a attendu le samedi 24 juin pour le faire.

« Nous les avons gardés en classe jusqu’à la veille de l’examen, pour éviter que leurs parents les abandonnent et qu’ils soient livrés à eux-mêmes », confie Juliette Chabi Sidi, enseignante à l’Ecole primaire publique OCBN de Parakou.  « Le programme achevé, nous avons eu le temps nécessaire pour les révisions. Les enfants ont été évalués à travers les examens blancs. Ils sont bien aguerris pour l’examen », a-t-elle rassuré.

C’est surtout pour les derniers conseils, que leurs enseignants ont choisi de ne pas les relâcher. Ils ont préféré jouer leurs rôles jusqu’au bout, dans l’espoir de ne pas voir leur école enregistrer un taux de 0% d’admissibilité. L’année dernière, certains de leurs collègues avaient fait les frais de la contre-performance des candidats qu’ils avaient présentés à cet examen.

En attendant qu’ils n’aillent retrouver leurs centres, mardi 27 juin prochain, les parents n’auront donc qu’à bien veiller sur eux. Leur responsabilité consistera à les canaliser au cours de la fête de l’Aid El-Fitr. Ils ne doivent pas les laisser fêter de façon exagérée, au point d’oublier qu’ils ont un examen à passer dans quelques heures.

Afin de s’assurer que le système mis en place est suffisamment huilé, la directeur départemental des enseignements maternel et primaire du Borgou et les chefs centre ont eu une séance d’échanges, vendredi 23 juin dernier à Parakou. Pour fixer chacun sur sa mission, une autre rencontre est également prévue avant le mardi. 

 

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