Un jeune homme de 35 ans prénommé Emmanuel, soudeur de profession, qui ferait partie d’un réseau de braqueurs spécialisés dans le vol à main armée de motos, a été arrêté et présenté hier mardi 3 février à la presse au commissariat de police de Parakou.

L’individu a été appréhendé dans la nuit du 28 janvier dernier vers 2 heures alors qu’il tentait de déposséder un conducteur de sa moto au quartier Okédama non loin de l’hôpital d’instruction des armées. Accusé de tentative de vol qualifié, il ne nie pas les faits à lui reprochés.

« J’étais à Bohicon quand un ami qui me devait 70.000 F CFA, m’a appelé. Quand je suis venu, j’ai cru que c’est l’argent qu’il voulait me remettre. On s’est rencontré à Bio Guéra et il m’a remis une arme (NDLR : de fabrication artisanale) en me disant qu’il va faire arrêter un Zém. et je vais monter. Il m’a dit qu’arrivés à un endroit de lui pointer l’arme dessus, qu’il aura peur et il va laisser la moto que je vais lui ramener. C’est ainsi que je suis parti et ils m’ont pris… Il n’a pas mis de balle dans l’arme... C’est la première fois, je n’ai jamais fait ça », confie le présumé braqueur.
Six cas ont été enregistrés ces derniers temps à Parakou, signale le commissaire central de police de la ville de Parakou, Saliou Koda, qui dévoile le modus operandi des braqueurs.

« Voilà des gens qui se pointent devant le CHD-Borgou à partir de 23 heures, ciblent les motocyclistes qu’ils doivent attaquer, principalement les conducteurs de taxi-moto « zémidjan ». Ils font croire qu’ils ont un malade en agonie et qu’ils sont à court d’argent. Les conducteurs de taxi-moto les prennent en direction d’Okédama ou de Titirou et dès qu’ils arrivent dans des coins obscurs, ils pointent l’arme sur les victimes pour les déposséder de leur moto », explique-t-il.
L’ami du présumé braqueur en question serait le cerveau de la bande. Il a pris la clé des champs depuis et est toujours activement recherché par la police.

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