Plus de sept personnes sont tombées mercredi 11 septembre dernier, dans les filets de la commission chargée d’assainir les plans d’eau du Sud-Bénin. Elles ont été interpellées sur les eaux du lac Ahémé et ses chenaux, au niveau de Possotomè (commune de Bopa), en train d’exploiter la nasse végétale à poisson, communément appelée acadja. La police fluviale et les autres membres de la commission qui ont procédé à ces arrestations ont également saisi plusieurs filets prohibés, ont ajouté des témoins.

Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme d’assainissement des plans d’eau du Sud-Bénin dont la phase active a démarré depuis le mois d’août dernier à la suite d’activités de sensibilisation étalées sur plus d’un an. Les sept contrevenants à la nouvelle dynamique risquent des peines allant de 3 à 12 mois d’emprisonnement et le paiement d’une amende comprise entre 200 000 F Cfa et 25 millions F Cfa. Ces peine et amende sont portées au double en cas de récidive, selon les dispositions pénales en vigueur, a-t-on appris des services techniques de l’Agence de réhabilitation du lac Ahémé. Le programme d’assainissement visant la réhabilitation notamment du lac Ahémé, de la lagune côtière, du lac Nokoué et de la lagune de Porto-Novo consiste, entre autres, à les débarrasser des engins de pêche nocifs, des filets moustiquaires et surtout des acadja. L’usage abusif de la nasse végétale à poisson, acadja, est considéré comme la cause majeure d’engorgement des plans d’eau au Sud du Bénin.

 

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