Telle qu’elle est pratiquée actuellement, la natation n’est destinée qu’à quelques villes et localités privilégiées du Bénin. C’est à croire que celles du septentrion ne sont pas concernées par la pratique de cette discipline sportive. De passage à Parakou, le président de la Fédération béninoise de natation, Abdon Déguénon, s’est voulu rassurant.

La natation est en plein essor au Bénin. Aujourd’hui, elle est en situation de pouvoir y développer plusieurs disciplines, notamment la natation en eau libre, la natation en piscine, le water-polo, la natation artistique, la natation plongeon et bien d’autres. La fédération travaille également dans les plans d’eau naturels. Elle s’efforce d’être présente à certains rendez-vous majeurs. Ainsi, en dehors des compétitions sur le plan national dont l’organisation du championnat, la natation béninoise était en Corée du Sud pour le Mondial, et tout dernièrement aux Jeux africains au Maroc.
« Nous sommes vraiment accompagnés par le ministère en charge des Sports et bénéficions également de l’appui du Comité national olympique et sportif du Bénin. Vous entendrez parler encore de nous, dans les prochains jours», a expliqué le président du Comité exécutif de la Fédération béninoise de natation, Abdon Déguénon. « Nous travaillons pour l’essor de cette discipline. Prochainement, nous aurons les compétitions de la zone 2, ainsi que les championnats d’Afrique juniors à Tunis. Mais en avril 2020, nous espérons bien envoyer 5 nageurs ayant réalisé de bonnes performances  à Durban, en Afrique du Sud », poursuit le président.
En somme, de belles perspectives en vue. Mais, malgré les embellies annoncées, la promotion de cette discipline sportive au Bénin est loin d’atteindre le septentrion. Des villes comme Parakou, Malanville, Kandi, Tchaourou, Karimama, Banikoara, Djougou et Natitingou, pour ne citer que celles-là, sont laissées-pour-compte. Et pourtant, ce n’est pas qu’elles sont dépourvues de plans d’eau ou du minimum exigé pour pratiquer la natation. « Ce n’est pas une impression, mais une triste réalité. La fédération en est consciente. Toutefois, il va falloir mettre un bémol. Nous avons dépassé Dassa, puis nous avons traversé Parakou, pour aller jusqu’à Malanville », a reconnu Abdon Déguénon.  
A Parakou où il était de passage, il y a quelques jours, le président devrait alors profiter pour évaluer le matériel et les équipements disponibles en matière de piscine. « C’est pour voir si nous pouvons commencer quelque chose dans la cité des Koburu. Il y a plusieurs années que nous tentons de faire entrer la natation dans cette ville, pour y organiser des activités », a-t-il confié. « Ce qui va nous manquer, ce sont les piscines aux normes », a déploré le président. Loin de se décourager, il a promis d’entrer en contact avec la mairie qui essayera de soumettre un projet dans ce sens.
Des piscines de fortune, quelques hôtels de la place ont pu s’en doter. Celle de la défunte Compagnie de textile du Bénin (Coteb) est devenue aujourd’hui un véritable piège à hommes. Elle a déjà fait de nombreuses victimes par noyade. « C’est vraiment déplorable. Je connais très bien la piscine de la Coteb. J’y suis venu m’entraîner à plusieurs reprises au moment où c’étaient les grands jours de la société », a fait observer Abdon Déguénon. Dans l’immédiat, propose-t-il, il va falloir penser à comment l’entretenir pour lui permettre de faire l’affaire.
L’espoir est donc permis pour que le septentrion ne soit plus marginalisé en matière de natation. Il est à parier que, dans les tout prochains mois, le tir soit rectifié.

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