Les risques d’inondation sont récurrents dans l’Alibori, à chaque saison des pluies. Soucieuse de cette situation dont les grandes victimes sont souvent été les populations, l’équipe de la Plate-forme de la prévention des catastrophes naturelles au niveau de ce département veille au grain.

Contrairement aux années précédentes, le département de l’Alibori n’entend plus se faire surprendre par les inondations. En témoigne l’état de veille permanente que sa plate-forme départementale de prévention des catastrophes naturelles que préside le préfet Moussa Mohamadou a instauré depuis quelques jours.
Ainsi, constatant que le niveau des eaux dans le bassin du Niger avait pratiquement monté au rouge au cours du week-end, elle avait donné l’alerte. Mais, le mardi 27 août dernier, fait observer le préfet, une amélioration de la situation a été constatée avec le niveau qui est repassé à l’orange.
Toutefois, prévient l’autorité, tout peut encore changer. La preuve en est que de fortes pluies continuent de s’abattre sur le département. Ce qui signifie, selon lui, que le pire peut survenir si l’on ne prend pas garde. Les populations doivent rester vigilantes. « A Malanville comme à Karimama, ces populations qui  vivent des produits du fleuve, utilisent souvent les pirogues et les barques. Avec les eaux qui montent, il faut qu’elles fassent beaucoup plus attention », a insisté Moussa Mohamadou. Selon lui, il convient de prendre les dispositions qui s’imposent afin d’éviter que le pire ne survienne. « Les mesures réglementaires prises, il y a deux ans, lorsqu’il s’était agi de faire face à la grande crue du fleuve Niger, sont toujours d’actualité », a-t-il expliqué. A partir du mois de juillet, a rappelé le préfet, les plates-formes communales doivent se remettre au travail en procédant à la sensibilisation des populations. De même, les forces de sécurité et navales doivent également veiller au respect des conditions au niveau des points d’embarquement. Toujours est-il que des abris existent et les populations situées dans les zones à haut risque peuvent toujours les rejoindre en cas de difficulté, a rassuré Moussa Mohamadou.

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