Pour le compte de la 17e affaire inscrite à son rôle, la première session criminelle de l’année 2019 du tribunal de première instance de première classe de Parakou a examiné, jeudi 22 août dernier, un dossier de coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente. A la barre pour en répondre, Mama Moukaïla a été condamné à 5 ans de réclusion criminelle.

Des remords, Mama Moukaïla n’a certainement pas cessé d’en éprouver, après avoir été inculpé pour coups et blessures ayant entraîné une infirmité permanente. Né en 1991, Mama Moukaïla, Nigérien de nationalité, domicilié à Pèrèrè, a reconnu les faits aussi bien à l’enquête préliminaire, que devant le magistrat instructeur. A la barre du tribunal de première instance de première classe de Parakou statuant en matière criminelle, jeudi 22 août dernier, il n’a également pas nié les faits. La cour, au délibéré,  l’a déclaré coupable, puis l’a condamné à cinq ans de réclusion criminelle. En détention depuis le 29 mars 2016, il lui reste 18 mois pour recouvrer sa liberté.
L’enquête de moralité lui est favorable. Il en est de même avec le bulletin N° 1 de son casier judiciaire qui ne fait mention d’aucune condamnation antérieure.
Prenant ses réquisitions, le représentant du ministère public s’emploiera à démontrer que les faits sont constitutifs de l’infraction de coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente. Le rapport d’expertise médico-psychiatrique et psychologiquen ayant conclu que l’accusé ne souffre d’aucune maladie mentale pouvant abolir la commission de son acte, il déduit qu’il est accessible à la sanction pénale. Il demande alors au tribunal de ne pas lui accorder de circonstances atténuantes et de le retenir dans les liens de l’accusation du chef de coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente. L’avocat général invite la Cour à le condamner à 5 ans de réclusion criminelle.
Dans sa plaidoirie, le conseil de l’accusé sollicite une sanction de 5 ans d’emprisonnement dont 3 ans fermes et 2 de sursis.
Relativement aux faits, dans la soirée du 23 mars 2016, pendant qu’il rangeait ses articles, Oumarou Mamoudou constate la disparition d’une paire de piles. La fouille proposée par ses compatriotes avec lesquels il a l’habitude de rester tous les jours a permis de la retrouver auprès de son voisin Mama Moukaïla. De retour à leur domicile, et en raison des injures qu’aurait proférées Oumarou Mamoudou à son endroit, une altercation naît entre eux. Mama Moukaïla lui porte un coup de machette au niveau du pouce droit, lequel sera amputé.

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