Le président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian, a procédé ce jeudi 22 août, à Cotonou, à l’ouverture de la 7e session extraordinaire de l’institution au titre de l’année 2019.Il s’agit pour les conseillers de se pencher, au cours des travaux, sur le choix et l’étude de nouveaux sujets d’auto-saisine et la présentation du Programme national de développement (Pnd 2018-2025).

Le Conseil économique et social (Ces) tient,depuis hier jeudi 22 août, sa septième session extraordinaire au titre de cette année. La rencontre est rehaussée par la présence d’une délégation de l’institution sœur du Burkina conduite par son président Moïse Napon. Elle est consacrée à l’étude des questions d’auto-saisine et à la présentation du Programme national de développement (Pnd 2028-2025) du Ces. Pendant quinze jours, les participants à cette session, une fois le choix des sujets d’auto-saisine opéré, vont élaborer les termes de référence, identifier les personnes ressources à auditionner ainsi que les sites à visiter.
A l’ouverture de la session, Augustin Tabé Gbian a fait savoir que le Conseil économique et social, comme le prévoit l’article premier de sa loi organique peut, sous forme de recommandations, attirer l’attention du gouvernement et de l’Assemblée nationale sur les réformes d’ordre économique qui lui paraissent conformes ou contraires à l’intérêt général. Il précise que l’institution peut également faire connaitre au gouvernement son avis sur l’exécution des plans à caractère économique et social. Pour mieux accomplir cette mission qui leur est dévolue, explique-t-il, il serait indiqué que les conseillers puissent s’imprégner du contenu des programmes à caractères économique et social élaborés et mis en œuvre par le gouvernement.
A l’en croire, c’est dans cette perspective qu’ils ont sollicité et obtenu du chef de l’Etat, la présentation du Programme d’action du gouvernement (Pag) le 6 octobre 2016 aux conseillers du Ces. A la suite de cet exercice,poursuit le président du Ces, les conseillers ont cru devoir s’auto-saisir d’un certain nombre de problématiques abordées dans le Pag en vue d’en faire une étude approfondie.

Aider l’Exécutif à prendre des mesures optimales

Toutes choses qui vont leur permettre d’accompagner le gouvernement dans la réalisation éclairée des différents projets prévus.
Dans ce cadre, fait savoir Augustin Tabé Gbian, des études sur des questions relatives à la territorialisation du développement agricole au Bénin, les impacts socioéconomiques et environnementaux de la culture du coton au Bénin, l’état des lieux et les perspectives de la culture de l’anacardier au Bénin constituent autant de préoccupations qui tiennent à cœur à son institution. Dans cette même  dynamique, il indique qu’ils ont une nouvelle fois demandé au chef de l’Etat de bien vouloir désigner un membre de son gouvernement aux fins de présenter au Ces le contenu du Programme national de développement (Pnd 2018-2025) pour leur permettre d’apporter, comme l’exigent les textes en vigueur, leur pierre à l’édifice. Le président du Ces rappelle qu’en dehors des travaux qui se dérouleront en commission et en plénière, ils auront à adopter le procès-verbal de la sixième session extraordinaire de l’année en cours. « Notre mission nous impose disponibilité et sens aigu de responsabilité. Je suis persuadé qu’au cours de ces quinze jours de travaux, ces qualités ne nous feront pas défaut », espère le président du Conseil économique et social.
A sa suite,son homologue du Burkina Faso, Moïse Napon, accompagné d’une délégation de conseillers, fait observer que les contextes socioéconomiques particulièrement préoccupants dans le monde et dans les Etats remettent au grand jour l’importance des Conseils économiques et sociaux. Pour lui, ces organes sont très importants pour donner des avis et des recommandations pertinents dans les domaines sus-cités afin d’aider les Exécutifs à prendre des mesures optimales dans le sens de la marche radieuse des populations pour plus de bien-être et de démocratie. «Cette mission nous oblige à maintenir et à consolider les liens séculaires d’amitié et de coopération entre les deux institutions pour le bien-être des populations respectives », ajoute-t-il en évoquant les rapports que les deux institutions sœurs entretiennent.A en croire le président du Ces du Burkina Faso, la présence de sa délégation à cette session témoigne de l’excellence des relations qui unissent les deux institutions et même les deux  présidents. «Les échanges qui vont se faire avec les hauts conseillers et les cadres de l’administration permettront aux deux parties de tirer profit  de leurs expériences réciproques», conclut-il.

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