Des descendants de présumés propriétaires de palmeraies ont répondu, lundi 12 août dernier, massivement présents à l’audience foraine visant l’actualisation du registre des membres de Coopératives d’aménagement rural (Car) des départements du Mono et du Couffo, créées en octobre 1961. Les opérations prévues dans ce cadre se déroulent, à la Maison du peuple d’Agamè, arrondissement de Lokossa, sous la houlette du tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa.

C’est par le dossier numéro Loko/2019/af/0087 portant sur une requête de Joseph Guidi, en date du 25 juillet 2019, demandant au tribunal d’homologuer les délibérations du conseil de famille ayant désigné les représentants du coopérateur Gbobènou Guidi, que les audiences foraines publiques ont commencé hier, à 12h 29 min à Agamè. Le dossier rappelé par la cour présidée par Me Maximilien Kpèhounou, président du tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa, assisté du greffier Ernest Adjaffon en présence de Florent Gnansomon représentant du ministère public, a été examiné non sans la présentation physique des ayants droit du défunt. Statuant publiquement et contradictoirement, en matière d’état civil, après avis du ministère public et, en premier ressort, la cour donne acte à la famille, homologue les délibérations du conseil de famille qui désigne Joseph et Richard Guidi pour représenter le coopérateur décédé au sein de la Car d’Agamè. Feu Gbobènou Guidi avait une quinzaine d’hectares de palmeraie, a-t-on appris.
Ainsi démarrées hier, les audiences se poursuivent dans la salle de spectacle de la Maison du peuple d’Agamè où intervient un collège de magistrats qui n’a aucune chance de se tourner les pouces. Tant l’intérêt des membres des familles concernées par l’activité est grand au regard de la forte mobilisation observée. Au moment où se déroulaient les premières audiences, en effet, des centaines d’autres requérants attendent sur l’esplanade intérieure de l’édifice où commencent les formalités préliminaires.
Sur l’importance de l’activité, Me Maximilien Kpèhounou précise qu’elle régularise trois situations. Si la première est de pouvoir régulariser la situation des coopérateurs décédés dont les familles n’ont pu retirer les certificats de décès, la deuxième est d’autoriser ceux qui sont appelés à représenter les descendants de ces coopérateurs qui ne sont plus de ce monde et la dernière situation, ajoute-t-il pour finir, est d’homologuer les procès-verbaux des conseils de famille désignant lesdits représentants.
Mais avant le démarrage proprement dit des audiences foraines, étape majeure du processus devant aboutir à l’assainissement du monde des coopérateurs, le président du tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa, placé sous la juridiction de la Cour d’appel d’Abomey, a tenu à rappeler que les opérations ne concernent que les coopérateurs de quatre localités à savoir Agamè, Houin, Koudo et Agnito. Situés en grande partie à Lokossa, ces territoires débordent sur les communes de Bopa et de Dogbo (dans le Couffo) dont les maires sont venus saluer le démarrage des audiences avec à leur tête le secrétaire général de la préfecture de Lokossa, Arnaud Agon.

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