Le Conseil national du dialogue social (Cnds) organise, du 6 au 8 août 2019, à Cotonou, un atelier de réflexion sur l’organisation de la troisième édition des élections professionnelles nationales bloquée depuis 2010. Les travaux ouverts par le directeur de cabinet du ministère du Travail et de la Fonction publique, Eusèbe Agoua, visent à déterminer les goulots d’étranglement pour y apporter des solutions. 

Trouver les voies et moyens pour relancer le processus des 3es élections professionnelles nationales. C’est le mandat assigné aux participants à l’atelier sur la problématique de l’organisation desdites élections initié par le Conseil national du dialogue social (Cnds).
Dans son mot de bienvenue, Guillaume Attigbé, président du Conseil national du dialogue social (Cnds), a souligné l’importance du dialogue social dans la vie d’une nation. A l’en croire, le dialogue social est « utile et indispensable pour l’instauration d’un Etat de droit au service du développement ».  A ce titre, il apparaît, a-t-il poursuivi, comme un levier incontournable aux mains des pouvoirs publics et des partenaires sociaux pour instaurer un climat social apaisé empreint de confiance réciproque. Pour y parvenir, a-t-il précisé, il importe de résoudre le problème de la représentativité qu’il définit comme la capacité de quelqu’un ou d’une organisation de s’exprimer valablement au nom de ses mandants. « Sur le plan syndical, c’est la capacité des organisations des salariés de parler au nom de ces derniers », souligne-t-il en ajoutant qu’elle constitue l’une des cinq fonctions d’une organisation syndicale.
Evoquant l’origine de la représentativité syndicale, Guillaume Attigbé a indiqué qu’elle est devenue une évidence au lendemain de la Première guerre mondiale avec le traité de Versailles qui a consacré la naissance de l’organisation internationale du travail en 1919. Dans son application, plusieurs critères ont permis de déterminer la représentativité dont l’interprétation remet en cause leur objectivité. Parlant du Bénin, Guillaume Attigbé a expliqué qu’il a opté pour les élections professionnelles pour déterminer la représentativité comme c’est contenu dans les dispositions de l’article 83, alinéa 3 de la loi
n°98-004 du 27 janvier 1998 portant Code du travail en République du Bénin. Mais après les première et deuxième éditions intervenues en 2001 et 2006, la troisième prévue pour 2010 n’a pu jamais se tenir, regrette le président du Cnds. Selon lui, le présent atelier a pour mandat de « chercher les causes de la non-tenue de cette troisième édition des élections professionnelles nationales, d’en situer les responsabilités, de relancer le processus afin de parvenir à l’organisation desdites élections ».
Procédant au lancement des travaux, le représentant du ministre du Travail et de la Fonction publique, Eusèbe Agoua, a salué l’organisation de la rencontre en notant qu’elle porte sur une préoccupation majeure. A l’occasion, il mentionne qu’en dehors de leur rôle traditionnel de défense des intérêts individuels et collectifs, les syndicats sont aussi appelés à jouer celui de la négociation collective. Mais toutes les organisations ne parviennent pas à participer aux négociations en raison du pluralisme syndical en vogue au Bénin, fait-il observer précisant que les élections professionnelles sont la clé pour venir à bout de cet état de choses. Cependant, ce mécanisme a connu un blocage depuis 2010 et ne permet pas au gouvernement d’asseoir un dialogue social fructueux et constructif. Le ministère du Travail nourrit l’espoir que ces élections auront lieu dans un bref délai. Mais avant, il faudrait que le présent atelier aboutisse à des résultats constructifs, préconise Eusèbe Agoua, directeur de cabinet dudit ministère n

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