La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a été l’invitée des internautes à travers la plateforme Askgouv, jeudi 18 juillet dernier. Marie-Odile Attanasso s’est prononcée sur la place de l’éducation dans le Programme d’action du gouvernement ainsi que de la formation et sa plus-value à l’économie nationale. Ceci autour du thème ‘’Enseignement supérieur au Bénin, fer de lance de l’innovation’’.  

Introduction de la ministre Marie-Odile Attanasso

Avant de répondre aux questions, je voudrais vous dire que l’éducation est un secteur prioritaire pour le Programme d’action du gouvernement. La formation du capital humain est très nécessaire pour le développement d’un pays. C’est la raison pour laquelle l’éducation se trouve dans l’axe stratégique 5 (améliorer les performances de l’éducation) du pilier N°2 qui est la transformation structurelle de l’économie. Cela suppose que si nous formons bien, nous pouvons agir sur les secteurs de l’économie et améliorer la croissance pour un mieux-être des Béninois. L’enseignement, de ce fait, devient le secteur le plus important puisque nous sommes sur toute la chaîne des formateurs. C’est nous qui formons les formateurs du secondaire et à leur tour, ils forment les formateurs du primaire. Cela signifie que si nous mettons l’accent sur l’enseignement supérieur, c’est pour agir sur toute la chaîne de l’amélioration du capital humain pour une bonne performance et par conséquent pour le développement de la Nation.

Comment se fait réellement l’attribution de bourses et secours dans les universités publiques ?

Depuis 2016, nous avons changé de méthode d’attribution de bourses et secours. Il n’y a plus de bourses pour la forme. Nous partons des besoins exprimés par les ministères sectoriels. Ensuite, nous envoyons des courriers aux entités universitaires pour savoir leur capacité d’accueil en tenant aussi compte des contraintes budgétaires. Nous mettons en place une commission qui travaille sur des critères bien définis pour l’exécution du Pag. Les bourses sont données par quota aux entités et par ordre de mérite selon la moyenne obtenue au baccalauréat. Depuis 2016, les élèves bacheliers font le choix de leur filière au moment du dépôt de leurs dossiers pour le bac. Cela permet d’avoir toute l’information sur les filières choisies par les élèves et en fonction des critères définis plus haut, nous faisons la sélection des dossiers.
Les étudiants, dans leurs dossiers ont trois possibilités de choix selon leur préférence. Lorsque l’étudiant n’est pas sélectionné pour le premier, on passe au second choix puis au troisième. Si aucun choix n’est fait, nous regardons la possibilité de lui offrir la demi-bourse, selon toujours ses choix. Si aucune possibilité ne s’offre à l’étudiant, on passe à l’étape où l’étudiant doit totalement payer sa bourse. C’est la première étape. Malgré la volonté du gouvernement de donner beaucoup de bourses, il y a trop de méritants et peu de places pour la bourse.
Après cette étape, la direction des Bourses prend les dossiers et étudie à son tour selon le décret 155-2017 du 10 mars 2017, portant attribution de bourses au Bénin. Parmi les critères, il faut être de nationalité béninoise, avoir 21 ans au plus au 31 décembre de l’année d’obtention du bac pour le niveau licence, pour le niveau Master et doctorat, les âges sont de 26 et de 29 ans, s’inscrire effectivement dans une université et déposer le dossier dans le délai requis. A ce niveau, les étudiants ont beaucoup d’insuffisances. Ce qui leur fait perdre beaucoup de bourses. Après l’étape de la direction des bourses, nous envoyons les dossiers au ministère des Finances. Les bourses sont traitées comme les salaires des agents de l’Etat c’est-à-dire virées dans les comptes bancaires de chaque étudiant. Pour d’autres explications, je vous demanderais de vous rapprocher de mes services compétents. Ce qu’il faut retenir, la bourse ne se donne plus au hasard.

Quels sont les avantages du décret de 10 mars 2017 pour l’étudiant béninois ?

Dans l’ancien décret, il y avait une proportion par entité et par faculté, il fallait passer en 2e année avec 11,50 de moyenne pour avoir la bourse. Actuellement, nous sommes arrimés au système Lmd. Il n’y a plus ce problème de calcul de moyenne. Nous donnons la bourse en début d’année dans un paquet licence ou master ou doctorat selon les cas. Nous identifions avec le mécanisme que j’ai expliqué tantôt. Ce qui a changé est que nous avons mis l’accent sur les filières prioritaires si bien que nous donnons la bourse à tous ceux qui le méritent et selon la vision de développement exposée dans le Pag. L’avantage est que le nombre de boursiers a augmenté.
En 1re année, nous avons donné plus de 15.000 bourses en licence cette année en battant tous les records. Cela fait environ 45.000 boursiers sur les trois ans si tous les étudiants passent avec succès leurs semestres. Ce décret nous permet aussi de maîtriser les effectifs et de faire des projections dynamiques. L’âge d’accès à la bourse doctorale est amélioré en passant de 26 à 29 ans, tenant ainsi compte des contraintes de notre pays. Toujours dans la vision d’améliorer les conditions de vie des étudiants, nous avons défini un quota d’accès aux secours universitaires. Sur instructions du chef de l’Etat, quelques étudiants non boursiers seront repêchés au semestre 3 pour bénéficier des allocations.

Le gouvernement a promis la mensualisation du payement des bourses aux étudiants, mais force est de constater que cela n’est pas le cas. La Dbsu prend presque 6 mois voire un an pour traiter et afficher les noms des allocataires. Et ceci dans l’indifférence totale du gouvernement... Ma question est celle-ci : quelles sont les mesures que le gouvernement prend pour pallier ce problème ?

D’abord, le gouvernement n’a jamais été indifférent aux problèmes des étudiants car ils constituent un maillon important de la jeunesse. On peut relever des dysfonctionnements dans l’administration. Selon mes explications plus haut, les étudiants sont censés avoir la bourse en 1re année de façon mensuelle et régulière. Lorsque nous passons en 2e année, c’est-à-dire le semestre 3, il faut vérifier si l’étudiant est passé au semestre 3.  Les difficultés proviennent du fait que les années commencent très tard et aussi les résultats ne sont pas donnés à bonne date. Si nous n’avons pas les résultats fournis par les établissements, facultés, écoles, … nous n’aurons pas de dossiers à soumettre à la Commission des bourses. Cela fait que tous nos prévisions et efforts sont frappés par cette faiblesse. La responsabilité n’est pas au niveau du gouvernement mais plutôt au niveau des recteurs, doyens et autres responsables académiques. Mais le chef de l’Etat et son gouvernement s’attellent à corriger ces imperfections qui plombent nos efforts envers les étudiants. Il est exigé des universités de finir à bonne date les années académiques. D’ailleurs, d’ici quelques jours, j’aurai le plaisir de vous annoncer que toutes nos universités ont terminé leur année académique.

J’aimerais savoir pourquoi le Bénin n’octroie pas des aides aux étudiants qui ont décidé d’étudier hors du territoire béninois. Prenons l’exemple du Togo et du Burkina-Faso. Lorsque tu termines par exemple la licence dans le pays et tu penses continuer tes études ailleurs, tu as la possibilité de déposer ton dossier à la structure chargée des bourses en milieu d’année académique avec des papiers justificatifs. Après étude du dossier, tu as la faveur d’avoir une bourse ou une demi-bourse.

Comme, je l’ai dit plus haut, les bourses sont octroyées par paquet. Cela suppose que quand vous allez à l’extérieur, vous devez rentrer et demander la bourse de niveau Master ou soit envoyer votre dossier à la Commission des bourses. Si vous partez pour une bourse de formation licence, après l’obtention de ce diplôme, cela signifie que votre bourse est terminée. Mais si au départ, c’était une bourse Master, cela suppose que vous avez les bourses de licence et de master. Tout dépend de ce que vous avez comme bourse d’étude. Il faut rappeler que le Bénin donne assez de bourses étrangères à ses étudiants : Sénégal, Cameroun, France…Nous accompagnons aussi ceux qui ont les bourses au Canada sans oublier les appuis des partenaires. L’attribution de ces bourses tient rigoureusement compte des besoins réels de notre pays. Nous avons mis fin à la politique de bourse pour bourse. Il y a quelques réserves par rapport aux bourses canadiennes. Et pour cause, la plupart des étudiants envoyés au Canada ne sont plus revenus alors que ce sont des bourses qui nous coûtent beaucoup. Pour le moment, nous sommes en train de revoir les modalités d’attribution.

A quoi ça sert d’envoyer les étudiants à l’étranger aux frais de l’Etat pour qu’à la fin de leur formation, ils commencent par vivre l’enfer pour faire l’authentification et l’équivalence de leurs diplômes. C’est bien cela le quotidien des étudiants béninois en Chine. L’ambassade du Bénin en Chine refuse à chaque fois d’authentifier les diplômes avec pour raison qu’elle n’a pas reçu l’autorisation de le faire. Le même enfer est vécu par ceux qui y vont sur fonds propres. Comment pallier ce problème ?

En matière d’enseignement, il y a des normes. Lorsque vous êtes formés dans une école à l’étranger, le pays pour s’assurer de l’effectivité et de la qualité de la formation, peut envoyer une demande d’authentification du ou des diplômes. Généralement, cela se passe de structure à structure sans intermédiaire. Il est déjà arrivé que le demandeur déclare que c’est un diplôme authentique mais l’établissement supposé délivrer, ne reconnait pas ce diplôme et que cette dénomination n’existe même pas. D’autres par les Tic, se font fabriquer des diplômes. Ce qu’il faut savoir, c’est l’école qui délivre le diplôme qui donne  l’authentification. Il y a quelque fois, des contraintes de langues ou de fluidité dans les correspondances ...

... Cela pourrait agir sur la célérité des résultats que nous voulons donner. Récemment, quand le président de la République était en Chine, il a fait des recommandations avec l’aide de certains responsables de mon ministère et celui des Affaires étrangères. On a donné la possibilité aux ambassades de certifier les diplômes. Mais il faut retenir que la certification n’est pas l’authentification. Il faut retenir aussi que les dispositions sont prises pour la célérité dans les différentes correspondances à travers des valises diplomatiques afin de pallier ces difficultés pour les étudiants qui se font former à l’étranger.
Depuis le décret 2015-510 du 18 août 2015 portant Création, organisation et fonctionnement de la Commission nationale d’étude des équivalences de diplômes, quel que soit le pays où vous êtes formés, vous devez avoir une équivalence de diplôme. L’équivalence est la 2e étape après l’authentification qui est sanctionnée par la délivrance d’une pièce justificative. L’équivalence permet de faire une analogie entre les niveaux de formation au Bénin et le pays d’obtention du diplôme. Cela permet de coller votre diplôme à celui du Bénin, ce qui vous permettra de bénéficier des mêmes avantages que celui qui l’a obtenu au Bénin.

Madame la ministre, l’État dispose-t-il d’un site Internet sur lequel on peut trouver les opportunités de bourses aussi bien au Bénin qu’à l’extérieur ?

Nous avons les bourses des partenaires, les bourses nationales, les bourses d’excellence à l’extérieur et à l’intérieur. Toutes les informations sont disponibles sur le site : www.enseignementsuperieur.gouv.bj. Vous pouvez aussi appeler le 00229 21 30 08 83.

Je trouve que notre système éducatif ne répond plus à nos besoins économiques et sociaux. Avez-vous pensé à revoir les curricula de formation? Prenons par exemple la filière radiobiologie à l’Epac. On sait que sur le marché de l’emploi, les postes pourvus sont rares comme du poil sur des œufs. Pensez-vous que nous devrions continuer par former dans cette filière ?

Vous avez certes raison. Toutefoi,s la filière radiobiologie, comme d’autres, a été identifiée en son temps mais aujourd’hui, les besoins sont comblés ou dépassés par l’évolution des technologies. C’est vrai aussi que depuis 2016, nous n’avons pas fait assez de réformes dans les filières universitaires. Une commission est mise en place afin de faire l’état des lieux et faire des propositions concrètes pour des formations dynamiques et utiles pour le développement du Bénin. Le travail a commencé déjà avec les établissements privés d’enseignement supérieur. Il faut dire qu’avec l’installation du Cne (Conseil national de l’Education), cela va favoriser une amélioration du système éducatif et nous permettre enfin d’avoir une adéquation formation-emploi.

Comment un(e) étudiant(e) de la première année de l’année 2017 qui a abandonné à mi-chemin pour des raisons qui lui sont propres peut-il se réinscrire dans la même faculté pour cette année ?

Les conditions d’inscription dans les facultés relèvent des attributions des écoles et par conséquent des universités. En principe, chaque établissement définit ses conditions d’inscription et d’accès à l’université. L’étudiant peut faire une réinscription si la date de l’inscription n’est pas vieille de trois ans. Dans ce cas, il lui faut une autorisation spéciale du rectorat en y ajoutant les raisons qui motivent sa longue absence. Donc, la personne voudra bien se rapprocher des responsables académiques de son établissement pour trouver une solution car son bac n’est que de 2017.

Quand les étudiants de l’Université de Parakou auront-ils accès aux différentes facultés et écoles de formation de l’Université d’Abomey-Calavi, puisque nous pensons qu’il faudra donner les mêmes chances aux étudiants qui voudraient se spécialiser et qui sont limités par les moyens financiers pour suivre ces formations à l’Uac ?

Les deux universités ne sont pas au même niveau. L’Uac a plus de 40 ans et l’Up a moins de 20 ans ; ce qui explique bien les écarts. Déjà à la création de l’Université de Parakou en 2001, toutes les conditions n’étaient pas remplies, notamment les infrastructures, le corps enseignant, donc, son évolution se fait de manière graduelle tout en misant toujours sur la qualité. Il faut rappeler que la liberté est laissée à tous les étudiants de choisir les universités qu’ils veulent sur toute l’étendue du territoire national.

Les formations délivrées dans certaines facultés ou écoles de nos universités ne correspondent pas à l’offre d’emploi. Quelles sont les mesures prévues pour recadrer nos formations afin de permettre à nos frères et sœurs diplômés de vite accéder aux offres d’emplois ?

Pour l’adéquation formation-emploi, trois conditions ont été identifiées par l’Uac : 1- définir la nécessité de la formation ; 2- miser sur le professionnalisme ; 3- rendre les stages obligatoires. C’est le lieu de remercier le secteur privé qui nous appuie aussi. Le volontariat et la formation à l’entrepreneuriat sont aussi des initiatives du gouvernement pour augmenter les chances des étudiants à se professionnaliser.
Les universités thématiques n’ont pas ce problème car elles sont spécialisées dans l’agriculture ou dans l’informatique ou dans le numérique. Par exemple, en agriculture, après 2 ans de formation, les étudiants ont la possibilité de se prendre totalement en charge. Je voudrais nous dire que quelle que soit la formation, nous devons changer de paradigme et ne plus penser que c’est l’Etat qui doit nous employer. L’Etat est là pour nous créer les conditions d’exercice de nos créations d’emplois.

Qu’est-ce qui justifie l’augmentation du nombre d’années de formation en Bapet et en Capet après l’obtention de Licence et Maîtrise et la suspension de l’inscription en formation continue dans l’Enset.
Que faire pour avoir les diplômes cosignés obtenus avant les réformes ?

Par rapport aux formations en Bapet et en Capet, il y a deux possibilités. Vous avez le cycle normal, c’est-à-dire après le bac, vous êtes formés. L’augmentation du nombre d’années se justifie par le fait qu’étant en formation continue, vous avez déjà les rudiments depuis la première année. Mais dans le cas contraire, vous suivez généralement les modules en cours du soir. Cela ne permet pas d’avoir les quotas horaires pour une formation complète ; d’où la nécessité d’augmenter le nombre d’années pour combler le gap.
En ce qui concerne la cosignature des diplômes obtenus avant les réformes, la commission a autorisé la signature de tous les diplômes obtenus avant les réformes. Toutefois, certains établissements continuent d’exprimer des demandes de cosignature. Des études sont faites pour donner satisfaction.

Pourquoi le gouvernement béninois ne finance pas les chercheurs dans le domaine de l’enseignement ? Les gens soutiennent leurs mémoires qui sont laissés dans les tiroirs. Sans les chercheurs, il n’y pas d’innovation, madame la ministre.

A ce niveau, le gouvernement fait beaucoup d’efforts à travers le financement des recherches, même si ce n’est pas suffisant. Il faut savoir que la recherche ne se fait pas seulement dans le supérieur mais dans tous les sectoriels à savoir l’Inrab, la santé, etc.Notre souhait est de créer un cadre institutionnel qui valorise les chercheurs. C’est cela qui a motivé la création de l’Agence pour la Recherche et l’Innovation. C’est dans cette optique que les start-us sont vulgarisées.

J’ai plusieurs préoccupations en rapport avec le cursus universitaire à l’Eneam. La promotion licence professionnelle 2014-2015 ne peut toujours pas retirer ses relevés de notes de troisième année sous prétexte qu’il faut une deuxième délibération, ce qui pénalise les étudiants qui ont validé à la première session toutes les matières puisque depuis trois ans, ils sont dans l’incapacité de postuler pour des études à l’extérieur. Cependant, ils établissent les attestations de diplôme sur lesquelles sont mentionnées des moyennes.

Sur quelle base ils calculent les moyennes s’il faut attendre une deuxième délibération pour avoir les relevés de notes ?
Pourquoi depuis 2014, les diplômes du Bts ne sont pas encore disponibles à la Dec ?

La question posée est bien pertinente. Nous sommes très préoccupés par la situation de l’Eneam, car c’est un problème de dysfonctionnement institutionnel. Il y a aussi un problème de gouvernance que nous sommes en train de gérer. Je peux rassurer les uns et les autres que les voies et moyens seront trouvés pour un dénouement complet de cette situation pour le bonheur de tous les acteurs.
En ce qui concerne les Bts, toutes les décisions sont signées et les diplômes seront délivrés à la demande des candidats.

Madame la ministre, votre département a organisé en novembre 2016 le concours d’excellence qui a sélectionné et fait former cinq (5) métrologues au Crefsem (Rci).
Depuis leur retour en 2017 conformément à l’engagement notarial pris, ces derniers n’arrivent même pas à rendre compte à votre ministère de la bonne fin de la formation, sanctionnée au passage par des félicitations de Jury de l’Institut national polytechnique de la Côte d’Ivoire. On remarque malheureusement que l’État béninois n’a rien gagné de cet investissement d’une quinzaine de millions.

Pour les étudiants formés en Côte d’Ivoire, le besoin de métrologues a été exprimé par le ministère du Commerce de l’époque. A la fin de la formation, ceux qui ont bénéficié de cette bourse devraient revenir au ministère de l’Enseignement supérieur nous la notifier. Et à notre tour, nous allons saisir officiellement le ministère qui avait exprimé le besoin et faire leur mise en disponibilité. Mais c’est dommage puisqu’à ce jour, je ne suis pas informée de leur retour au Bénin.

Concernant les frais de mémoire de Master, pourquoi le gouvernement a-t-il décidé de les payer uniquement aux étudiants ayant soutenu leur Master après 2016 ? Et ceux qui ont soutenu leur mémoire avant 2016 ?

A l’instar des bourses, les frais de mémoire ne sont plus payés par les Cous depuis 2016. Et le ministère des Finances, à travers le Trésor public a, pour le moment, suspendu le paiement des frais des mémoires de soutenance d’avant 2016. Je puis vous dire que des démarches sont en cours pour trouver une solution définitive. Mais ceux d’après 2016 sont régulièrement payés.

Je vous remercie pour tous les efforts consentis dans le domaine de l’enseignement supérieur. J’aimerais savoir les mesures prises pour traquer tous les acteurs impliqués dans le détournement des allocations des étudiants ayant subi l’année invalidée (2015). Ce que je dis ici n’est plus quelque chose d’occulte. Nous sommes nombreux à subir ce sort et je pense qu’il est temps de faire sortir ce dossier afin d’aider les étudiants concernés.

A ce niveau, on ne peut pas parler de détournement de bourse. En 2015, au moment des grèves continues à la Flash, on a assisté à une suspension de l’année universitaire. De ce fait, ceux qui devraient avoir la bourse n’ont pas pu l’avoir. Dans les discussions, nous avons promis de reconduire les bourses à la reprise en 2017. Et cela est fait sauf pour ceux qui n’ont pas déposé leurs dossiers dans le temps. Mais, s’ils ont la preuve qu’il y a des détournements, nous sommes ouverts afin de mettre fin à cette mauvaise pratique. Toutefois, avec la baisse drastique des détournements due aux réformes mises en place avec le régime actuel, je suis sûre qu’il sera difficile de détourner dans les universités et à plus forte raison les allocations des étudiants.

Transcription: La Rédaction

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