*Par Bellerose LANGANFIN, Prudence Salanon , Alida HOUNKPÈVI et Carlos AGBOHOUESSI (Stag.)*

Suite à leur réussite à l’examen du baccalauréat, ils sont nombreux, ces nouveaux bacheliers qui éprouvent des difficultés quant au choix d’une filière à l’université. Interrogés au terme de la délibération définitive au collège Père Aupiais de Cotonou, certains parmi eux expliquent leurs difficultés en la matière.

Le baccalauréat décroché, le défi subsiste toujours ! Mourinah Attahy,18 ans, vient d’avoir son bac, série D. Certaine de  poursuivre avec les études universitaires, elle est toujours indécise sur la filière à choisir. « J’hésite entre l’anglais, l’agronomie et la médecine dentaire »,  a-t-elle confié avant de poursuivre : « La dernière fois, ma grande sœur m’a proposé l’anglais et je lui ai dit que je vais y réfléchir. Pour l’instant, je ne sais pas encore quoi choisir, je suis en train de réfléchir», fait-elle savoir.
Si Mourinah a de la peine à choisir une filière de formation après son baccalauréat, pour Genev Zodjihoué, un autre bachelier de la même série, le choix était déjà fait avant les résultats de l’examen. « Je veux faire l’agronomie », affirme-t-il. A l’en croire, son choix de s’inscrire en agronomie ne relève pas du hasard. « J’ai choisi de faire l’agronomie parce que depuis mon jeune âge, ma seule attirance est pour les plantes et petit à petit j’y ai pris goût. Je pense pouvoir travailler la terre et produire de bonnes plantes », explique-t-il. Contrairement à Mourinah et Genev, Abdou Lamidi, titulaire d’un baccalauréat A2 ne sait toujours pas s’il va ou non poursuivre les études. « Je ne sais pas si je vais poursuivre mes études à l’université », a-t-il confié.  
                         
La série, une condition pour le choix !

« La série détermine les orientations possibles. La filière choisie doit être plus ou moins en adéquation avec la série du bachelier », a indiqué Etienne Iwouikotan, enseignant-chercheur au département d’anglais à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). En dehors de la série, il propose une liste de critères qui doivent en principe guider le choix de la filière. L’enseignant-chercheur a particulièrement mis l’accent sur l’ambition et le marché de l’emploi. « Pour quelqu’un qui vient fraîchement d’avoir le baccalauréat, en termes de critères, il faut dire que la personne doit tenir compte de ses ambitions. Qu’est-ce que la personne veut faire de sa vie et ce qu’elle veut entreprendre comme carrière ? C’est un premier critère important. En deuxième lieu, il faut tenir compte de l’amour pour ce qu’on veut faire. C’est aussi important, car dans toute formation, il y a des défis et quand vous n’êtes pas suffisamment passionné, il est difficile de faire face à ces défis et de les surmonter. Troisième critère, il faut tenir compte de l’évolution du marché du travail, des opportunités, des ouvertures que la filière choisie peut offrir. Un autre critère, c’est qu’il faut tenir compte des moyens financiers dont disposent les parents », mentionne-t-il.

Les séances d’orientation,  une nécessité !

Les séances d’orientation constituent une opportunité pour les nouveaux bacheliers. Elles dissipent le doute chez le futur étudiant indécis. Le maître-assistant Etienne Iwouikotan précise : « Il est important que les bacheliers participent à ces séances pour être au parfum de l’éventail de choix qui s’offrent à eux. Ce n’est pas du tout facile de se décider. Quand on est en Terminale, on a très peu d’informations », conseille-t-il. Continuant sur sa lancée, il ajoute : « Je ne conseillerai aucun choix mais il faut tenir compte de l’amour et de la passion pour ce que l’on veut faire ».

 

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