Après Pahou dans la commune de Ouidah et Bopa, la Sobebra vient de donner une fois encore la preuve de son engagement écocitoyen. Samedi dernier, elle a organisé une opération de reboisement avec la mise en terre de 25 000 plants sur une superficie de dix hectares dans la forêt classée de l’Ouémé supérieur située à Bétérou dans la commune de Tchaourou. Des actions qui, selon son directeur général, Sébastien Yves-Ménager, visent à lutter contre la disparition de nos forêts à un moment où le monde est menacé par la désertification et le réchauffement climatique.

L’action de l’homme sur la nature détruit la vie, décime nos forêts et provoque le réchauffement de la terre. Face à cette situation et consciente de son rôle et de la responsabilité sociale qui lui incombe dans le bien-être des populations, l’entreprise N° 1 de l’agroalimentaire au Bénin, la Sobebra, mène des actions de préservation de l’environnement. Ceci pour donner l’alerte afin de prévenir des conséquences de la désertification et du réchauffement climatique.
Elle a, à cet effet, choisi, en plus des actions qu’elle mène déjà dans plusieurs autres domaines, de se faire le pionnier dans le reboisement des forêts béninoises qui disparaissent petit à petit du fait de l’inconséquence de l’homme.
La forêt de l’Ouémé supérieur dans laquelle 25 000 plants ont été mis en terre, samedi 29 juin dernier, est à cheval sur trois communes à savoir Tchaourou, N’dali et Djougou.
Selon Rodolphe Adanzounon, directeur des Relations extérieures de la Sobebra, ces activités de reboisement entreprises depuis quelques semaines se déroulent dans le mois de juin pour commémorer le 1er juin, journée nationale de l’arbre au Bénin.
Le directeur départemental des Eaux et Forêts, Théophile Sounadouwirou, représentant son directeur général, remercie la Sobebra pour avoir initié cette opération dans la forêt classée de l’Ouémé supérieur, qui couvre une superficie de 17 800 hectares et qui est à cheval sur trois communes. Une forêt qui aujourd’hui subit une forte pression due notamment à la coupe incontrôlée du bois, aux feux de brousse et aux activités agricoles. Il invite les responsables de la Sobebra à continuer leur travail de restauration des forêts et qui contribue à la lutte contre la désertification.
Le directeur général de la Société béninoise de brasseries (Sobebra), Sébastien Yves-Ménager, affirme que ce qui se passe aujourd’hui dans le monde sur le plan climatique inquiète et se demande si notre planète a encore cinquante ou cent ans à vivre. Tellement les effets des changements climatiques se font ressentir et rendent la vie difficile aux êtres humains.
« On observe une population qui ne pense qu’au développement économique, mais pas à la nature, à l’écologie », déplore-t-il, avant de faire observer que nous devons tous payer pour cette absence d’attention et cette nonchalance.
Le directeur général de la Sobebra précise que l’opération de reboisement que mène son entreprise constitue une action forte pour changer la donne. Il invite alors chacun à penser à la préservation de la nature, car à son dire, « nous devons penser à ce qu’ont fait nos ancêtres qui, durant leur vie, ont pensé à la nature en plantant des arbres et posé des actes responsables qui ont contribué à une vie saine ».
Il indique que toutes les industries polluent la nature, mais qu’elles ont, toutes, les moyens d’être vertueuses, les moyens de réduire les risques qui menacent la nature aujourd’hui. La Sobebra, selon lui, ne peut plus arrêter de produire des boissons car les populations en ont besoin, mais il est possible, selon Sébastien Yves-Ménager, de faire quelque chose pour protéger l’environnement.
La Sobebra ne baissera pas les bras et continuera de faire ce qu’elle peut pour le mieux-être des populations béninoises.
Sounon Bouko Bio, maire de la commune de Tchaourou, affirme que les 2/3 des 7256 km² du territoire de sa circonscription administrative sont occupés par des forêts classées et concernent les populations de cinq villages.
Il soutient que la préservation de nos forêts classées au Bénin nécessite la participation de tous les citoyens, et c’est ce que fait, selon lui, la Sobebra pour inciter à une gestion participative des forêts. Le maire de Tchaourou sollicite, par ailleurs, la collaboration de cette entreprise pour l’écoulement du stock de maïs produit par les populations de sa commune, car Tchaourou produit une quantité importante de maïs mais n’arrive pas à le vendre facilement.
Le maire de la commune de Parakou, Charles Toko, invite pour sa part les autres sociétés opérant sur le territoire national à emboîter le pas à la Sobebra en posant des actes concrets en matière de la préservation de l’environnement pour promouvoir l’écocitoyenneté.
Il fait remarquer que le Bénin dispose de plus de 200 sociétés qui ont un chiffre d’affaires d’au moins 50 milliards, et que sauver la nature doit être pour leurs dirigeants une question de responsabilité, car la plus grande richesse du pays, selon lui, c’est la nature.
Il promet de mettre d’ici l’année prochaine 10 hectares de terre à disposition afin que Parakou ait une forêt urbaine. Mieux, il affirme que des actions sont en cours pour faciliter la création d’une forêt dans chaque quartier de sa ville.
Avant la forêt classée de l’Ouémé supérieur, c’est le Collège d’enseignement général de Tourou dans la commune de Parakou qui a bénéficié d’une opération de mise en terre de plants organisée par la Sobebra.

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