L’Institut de mathématiques et de sciences physiques (Imsp) sis à Dangbo abrite du 6 au 17 mai prochain, l’école sur les nouvelles tendances des méthodes mathématiques en physiques. Les travaux qui regroupent plusieurs scientifiques et experts en physique mathématique internationaux ont été lancés ce lundi par le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Maxime da Cruz.

Permettre la collaboration et les interactions entre doctorants, jeunes scientifiques et experts en physique mathématique. Tel est le leitmotiv de l’école qu’abrite du 6 au 17 mai prochain, l’Institut de mathématiques et de sciences physiques (Imsp) de Dangbo. La formation regroupe d’éminents mathématiciens et physiciens ainsi que des scientifiques de plusieurs pays venus notamment des Etats-Unis d’Amérique, du Brésil, du Sénégal , de la France, du Burundi, de l’Argentine, du Nigeria, du Niger, du Burkina Faso, du Togo, et bien évidemment du Bénin. Pendant douze jours, ces acteurs du monde des mathématiques et de sciences physiques vont partager leurs expériences et connaissances sur le thème retenu : « Tendances actuelles des méthodes mathématiques en physiques ». Ce qui leur permettra de renforcer les capacités des étudiants en doctorat et celles des scientifiques afin qu’ils soient en mesure d’identifier et d’utiliser des supports mathématiques. L’école fournit également un panel de partage d’expériences et de collaboration sur les médias sociaux. Les sujets choisis couvrent un large éventail d’outils et de techniques mathématiques fondamentaux et appliqués en physiques. Lesquels concernent entre autres: « Méthodes d’approximation de problèmes de perturbations singuliers » ; « Propriétés géométriques et physiques des trous noirs » ; « Géométrie et physique de Poisson » ; « Géométrie symplectique et mécanique quantique » ; « Nouvelles tendances dans les méthodes de quantification » et « Renormalisation et spectre de particules dans la théorie des champs ».
Pour le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Maxime da Cruz, cette école d’envergure internationale est d’une importante capitale. Cela, d’autant que, à l’en croire, les sciences mathématiques, physiques et leurs applications sont des disciplines complémentaires et sont incontournables pour le rayonnement scientifique et technologique des pays.

Gloire aux femmes scientifiques

Le thème montre si bien la complémentarité entre ces deux sciences, explique Maxime da Cruz avant de souligner que le sujet est d’actualité du fait de la dynamique au cœur de ces sciences. Selon lui, la physique moderne a posé des problèmes pour lesquels les mathématiques ont élaboré des outils rationnels de résolution. Le recteur de l’Uac a saisi l’occasion de l’ouverture de cette école pour revenir sur la journée internationale de la femme en science célébrée le 12 mai de chaque année. Maxime da Cruz encourage les femmes qui ont décidé de faire carrière dans les disciplines scientifiques, avant de rassurer de l’engagement de l’Université d’Abomey-Calavi à les accompagner et à leur offrir de conditions idoines afin de maintenir haut le flambeau. Et au coordonnateur du Centre d’excellence africain en sciences mathématiques et appliquées (Cea/Sma/Imsp), Joël Tossa, de revenir sur la pertinence de l’approche genre en sciences. Mais malheureusement, déplore-il, en 31 ans d’existence de l’Imsp créé en 1988, seulement sept docteurs femmes ont été formées en mathématiques sur près de 200 docteurs sortis. Et il n’y a aucune Béninoise dans le lot. La seule Béninoise sortie de l’Imsp a eu son doctorat en physiques, informe Jean Tossa qui salue la tenue de cette école qui participera sans doute au rayonnement et à la promotion des mathématiques et des sciences physiques?.

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