Sur le site de fumage de poissons à Xwlacodji, les chefs de quartier appellent au démarrage des travaux de construction de hangars en attente depuis plusieurs mois.

Déguerpies en 2017 de leur ancien site, les productrices de poissons fumés ont été relogées, à coup de millions, la même année, sur « insistance » des chefs des quartiers Plage et Podji, Anani Agbéssi et Babatoundé Gad Bankolé. Le nouveau site qui les abrite est situé presque en face de l’Ecole primaire publique de Xwlacodji non loin de l’ancien site. Ce nouvel emplacement, identifié comme un domaine de l’Etat, a été mis à leur disposition par
« le ministre du Cadre de vie, José Didier Tonato », affirme Anani Agbéssi.
Actuellement, l’emplacement compte près d’une dizaine de hangars et abrite une cinquantaine de productrices. Avant, ce site était un nid de déchets. « Un dépotoir sauvage », informe l’élu local. Il a donc fallu débourser la somme de « six millions de francs Cfa » pour qu’il devienne un endroit sain pouvant abriter l’activité de fumage de poissons. Cet argent, précise le chef de quartier Plage, est la contribution d’une société de la place. Il a servi à déblayer le site puis à y construire des hangars. Plus de deux millions ont été investis pour l’aménagement des lieux et quatre millions environ pour plusieurs travaux connexes. Grâce à un nouveau don d’une autre société de la place, ces productrices ont pu construire les hangars mais en matériaux précaires. Ces hangars, disent-elles, à la longue, doivent être reconstruits puisqu’ils sont trop
« bas » et ne laissent pas « échapper la fumée ».
Mais cela n’est pas un impératif, à en croire Anani Agbéssi et son collègue, Babatoundé Gad Bankolé. Le plus urgent, estiment-ils, c’est de construire « des toilettes et des douches » car, les femmes n’en disposent pas sur le site. L’eau n’y est pas. Et, les fonds nécessaires pour ces réalisations n’existent pas. Au regard de toutes ces attentes, Anani Agbéssi, Babatoundé Gad Bankolé et les femmes productrices ne manquent pas de frapper à d’autres portes dans l’espoir qu’un mécène vienne à leur rescousse, une nouvelle fois.

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