La Confédération africaine de football (Caf) a procédé depuis mardi dernier, à la désignation des officiels des matches susceptibles d’être présents à la phase finale de la 32e édition de la Can Egypte 2019. Tel un paradoxe pour le football béninois, aucun de ses arbitres ne figure sur la liste établie alors que les Ecureuils seront de la grand-messe continentale du 21 juin au 19 juillet prochain.

Alors que le Bénin, grâce à ses joueurs, se réjouit de faire partie aujourd’hui du gotha des grandes nations du football africain, son sifflet peine malheureusement à convaincre. Parmi les 56 arbitres dont 27 centraux et 29 assistants présélectionnés par la Caf pour la Can Egypte 2019, il n’y a point de trace d’arbitres béninois. La dernière participation de l’un des leurs à une phase finale de la Can remonte à Angola 2010. C’était avec Bonaventure Coffi Codjia. Fierté de l’arbitrage au niveau du football béninois, il était alors considéré comme le meilleur sifflet sur le continent africain. Avant Angola 2010, il était à la Can 2000 organisée conjointement par le Nigeria et le Ghana, à Mali 2002, à Tunisie 2004, à Egypte 2006, puis à Ghana 2008 au cours de laquelle il a eu l’honneur de diriger la finale qui a mis aux prises les Pharaons d’Egypte et les Lions indomptables du Cameroun. Soit, à lui seul, un total de 6 phases finales de Can, sans oublier 2 phases finales de la Coupe du monde.
En dehors de Bonaventure Coffi Codjia, Fataï Adérodjou a aussi eu l’honneur de participer à une phase finale de la Can en 2006 du côté de l’Egypte. C’était en tant qu’arbitre assistant. Avant eux, le premier arbitre béninois à avoir connu ce privilège, a pour nom Hugues Joseph Mongbo. Il était sur le match qui a opposé les Fennecs de l’Algérie des Lakhdar Belloumi et Djamel Menad aux Léopards du Zaïre des Mulemba Malumba, Mutumbile Santos et Eugène Kabongo Ngoy, à Maroc 1988.
Ainsi, pour n’avoir pas été déjà présélectionnés, les arbitres béninois ne seront donc pas à ce grand rendez-vous. Et pourtant, ce n’est pas que la Fédération béninoise de football n’organise plus ses compétitions statutaires. La preuve, les différents championnats dont la Vitalor Ligue 1, la Vitalor Ligue 2 et la Ligue nationale de football amateur sont en cours et font vibrer la plupart de nos stades. Si leur niveau est appréciable, il ne pourrait en être autrement de celui de la jeune garde constituée par les Séraphin Adounsi, Louis Houngnandandé, Moumouni Kiagou, Raphiou Ligali, Eugène Tohouégnon, Babadjidé Dina, Augustin Koudogbo Kougbèmèdé, Gbemassiandan Kouton, Sylvain Ogoudédji et autres qui officient les différents matches. Mais toujours est-il que la relève au niveau de l’arbitrage, en ce qui concerne le football béninois, est loin d’être assurée.
Pendant que les arbitres béninois seront à la maison, 56 de leurs collègues sélectionnés participeront à un stage de préparation du 28 avril au 5 mai prochain à Rabat, au Maroc. Venus de 33 pays, ils se surpasseront pour voir leurs noms figurer sur la liste définitive. L'Egypte et la Tunisie, avec cinq, soit trois arbitres et deux arbitres centraux et assistants, comptent le plus grand nombre de représentants.
Au cours du camp de préparation, ils subiront des examens médicaux et physiques, puis suivront des séances théoriques et pratiques sous la supervision des instructeurs de la Caf. Les modifications apportées aux lois du jeu, qui entreront en vigueur le 1er juin prochain seront également examinées.

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