Les populations de Natitingou, comme chaque année de mars à mai font face à la pénurie d’eau. La situation a empiré cette année, où des ménages font des jours sans une goutte du liquide vital dans les robinets de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb). Approché, Marcel da Sylva, directeur départemental
Atacora de la Soneb explique et rassure.

Ouvrir le robinet d’eau et manquer de la moindre goutte d'eau. C’est la triste réalité que vivent la plupart des habitants de la cité des
Nanto depuis quelques semaines. La plainte est la même dans tous les ménages. « Nous manquons cruellement d’eau », s’indigne-t-on. Boriyouré, Kantaborifa, tous des quartiers de la ville situés en hauteur sont touchés par la pénurie. La direction départementale de l’Atacora de l’Agence Bénin Presse sise à Natitingou n’est non plus épargnée. Depuis plus de deux semaines, c’est seulement de l’air qui sort des robinets de la Soneb.
« C’est une situation de peine, voilà une population qui ne reçoit pas assez d’eau déjà à cause de nos limites par rapport à nos installations, mais qui se voit affaiblie davantage dans ses besoins par des événements difficiles », s’est désolé le directeur départemental de la Soneb de l’Atacora, Marcel da Sylva.
Pour lui, le pic de la situation a trait aux travaux d’asphaltage. « Il faut avouer qu’on a enregistré trop de casses de la part des engins chinois. Parfois, ce sont des tronçons très longs qui sont broyés littéralement et ces casses n’ont pas fait du bien à la pression sur le réseau », a regretté Marcel da Sylva.
Pourtant, soutient-il, avant le démarrage des travaux, des actions ont été menées dans le cadre de la reconnaissance de la position des conduites d’eau sur le terrain. « Des sondages avaient été faits pour repérer chaque conduite, et pour la mise en œuvre, on a désigné deux représentants de la Soneb comme point focal pour suivre les
travaux sur le terrain. Mais malgré leur présence, des casses sont enregistrées parce qu’ils donnent des instructions qui ne sont pas toujours respectées », a fustigé le directeur départemental.
Au-delà des casses liées aux travaux d’asphaltage, Marcel da Sylva a évoqué deux autres situations malheureuses. Il s’agit d’une section de conduite survenue, le samedi 30 mars dernier, et de la pluie diluvienne qui s’est abattue sur la ville de Natitingou le dimanche 31 mars. « Cette pluie est venue clouer complètement la production, parce qu’elle a chargé la retenue de boue, des débris et même des poissons essoufflés », a-t-il expliqué. Une situation qui, à l’en croire, a occasionné l’arrêt des pompes de refoulement vers la station de traitement. Il en appelle à l’indulgence des populations. «A chaque fois, nous parons au plus pressé et nous travaillons au quotidien pour améliorer progressivement la fourniture », a-t-il rassuré.
Toutefois, le directeur départemental de la Soneb de l’Atacora a souhaité qu’un satisfecit soit décerné au gouvernement qui, a-t-il informé, est en train de prendre des dispositions pour régler définitivement le problème d’eau potable à Natitingou.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 1055 fois