La patate douce à chair orange est depuis mardi 12 mars dernier, au centre d’un atelier à Parakou. Prévue pour une semaine, la rencontre fait suite au lancement, lundi 11 mars dernier à l’université de la ville, d’un projet consacré à cette culture. Elle vise, pour une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle, à harmoniser les plans d’actions.

En perte de vitesse depuis quelques années, la production de la patate douce à chair orange est sur le point d’être relancée au Bénin. Après le lancement du projet dénommé Sweet Potata qui améliorera la compétitivité de ses chaînes de valeur, elle fait l’objet d’un atelier depuis mardi 12 mars dernier à Parakou.
Outre le Bénin, le projet financé par l’Union africaine avec l’accompagnement de l’Union européenne prend également en compte le Nigeria et le Niger. D’une durée de trois ans, sa phase expérimentale au Bénin couvrira les départements de l’Ouémé, de l’Atlantique et de l’Alibori.
Selon le recteur de l’Université de Parakou, Prosper Gandaho, ce projet va considérablement réduire les problèmes de malnutrition. Pour son coordonnateur au Bénin, Ismaël Moumouni,
enseignant chercheur à la Faculté d’agronomie de l’Université de Parakou, il vient à point nommé. Son premier objectif, a-t-il assuré, sera d’améliorer la disponibilité des variétés des semences de patates douces à chair orange au profit des producteurs. Il s’agira de développer des packages technologiques qui pourraient leur permettre de produire avec un rendement appréciable ce tubercule. Avec la carence en vitamine A qui, aujourd’hui, est devenue un problème de santé publique, le professeur estime qu’il est important de valoriser les ressources locales comme ce potentiel. Ce qui, poursuit-il, va régler les problèmes liés à la nutrition.
Enfin, il y a le marché avec beaucoup de mythes qui entourent la production et la consommation de cette patate. A terme, il faudra travailler pour l’amener à rentrer davantage dans les habitudes alimentaires.
Les participants à cet atelier sont des universitaires aussi bien du Bénin que de certains pays de la sous-région ouest africaine. Directement impliqués dans la mise en œuvre du projet, ces chercheurs vont s’accorder sur un certain nombre de terminologies et d’activités. Ce qui permettra la mise en œuvre d’une planification opérationnelle avec une répartition des tâches à exécuter.

Évaluer cet élément
(1 Vote)
Lu 1303 fois