L’ambassade du Venezuela au Bénin a exposé à la presse béninoise, vendredi 25 janvier dernier, la situation conflictuelle que traverse ce pays de l’Amérique du Sud depuis quelques jours. Le président en exercice du Venezuela, Nicolãs Madouro, dénonce le coup d’État orchestré par Juan Guaido et accuse l’Occident d’être responsable de cette manœuvre.

La République bolivarienne du Venezuela est le théâtre d’un coup d’État depuis quelques jours. Deux jours avant la prestation de serment de Nicolãs Maduro à l’issue de l’élection du 20 mai 2018, Juan Guaido, président de l’Assemblée nationale, a voté une loi sur la transition que le secrétaire de l’ambassade du Venezuela au Bénin, Daniel Gomis, qualifie d’illégale, dans le but de s’emparer du pouvoir exécutif. Une manœuvre qui lui réussit puisqu’il va s’autoproclamer président de la République quelques jours plus tard et se fera reconnaître par les États-Unis et leurs alliés comme président intérimaire. Le président vénézuélien, Nicolãs Madouro, qui s’exprimait en direct depuis Caracas, n’est pas allé du dos de la cuillère pour pointer du doigt ces puissances étrangères comme responsables de cette situation conflictuelle dont le seul but est de déstabiliser le Venezuela. Il avance comme raison les ressources naturelles du pays que les présidents successifs auraient refusé de leur brader et qu’il continue lui aussi de préserver. Dans cette quête effrénée de la richesse naturelle vénézuélienne, ces puissances étrangères vont tenter beaucoup d’autres coups pour faire plier le régime. Daniel Gomis, secrétaire à l’ambassade du Venezuela au Bénin va évoquer le blocage économique et financier, le sabotage, la désinformation pour montrer l’incapacité des pouvoirs successifs à gérer. Et pourtant, selon les explications de Daniel Gomis, le Venezuela est fortement soutenu par la Russie, la Chine et beaucoup d’autres puissances qui désapprouvent ces manœuvres tout en souhaitant que chaque pays gère ses affaires sans une quelconque intervention étrangère. Il qualifie cette situation de trahison de la part de certains citoyens qui ignorent royalement les valeurs et les principes qui gouvernent la République bolivarienne. Ces derniers, à l’en croire, se laissent manipuler par des puissances étrangères qui elles aussi, n’ont aucun égard aux droits internationaux et principes d’autodétermination des peuples. Il rappelle que Nicolãs Madouro demeure le président légal et légitime élu par la grande majorité des Vénézuéliens qui n’accepteront pas un président imposé à l’ombre des intérêts obscurs et autoproclamé en marge de la Constitution.

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