Après sa rénovation, le Centre de formation professionnelle de l’Association de gestion des ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (Cfp/ Agpaoc) a été inauguré, ce lundi 14 janvier 2019. La cérémonie de remise en service a été présidée par le directeur de cabinet du ministre des Infrastructures et des Transports, Joseph Ahissou, en présence des acteurs portuaires des sous-régions ouest-africaine et centrale.

Après des années de léthargie, le Centre de formation professionnelle de l’Association de gestion des ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (Cfp/ Agpaoc) se réveille sous sa version rénovée. La cérémonie d’inauguration marque aussi la relance des activités dudit centre.
Dans son mot de bienvenue, Augustin Tonan, secrétaire général de l’Agpaoc, a précisé que la rénovation signifie que ce centre existe déjà. Cela sous-entend, selon lui, l’écriture d’une nouvelle page de son histoire. Faisant l’historique du centre de formation professionnelle, il retient qu’il a été créé en 1989 par l’Agpaoc. Dédié aux métiers portuaires, il a pour objectif de renforcer les capacités des agents portuaires. Au regard des spécificités de ces métiers, souligne-t-il, la formation devrait se dérouler dans un cadre adapté et équipé selon les normes internationales. « Mais depuis 30 ans que ce centre a été créé, il n’a véritablement pas joué ce rôle », signale Augustin Tonan montrant que le Cfp n’a pas pu être à la hauteur des ambitions de départ. Pour ne pas laisser cette situation perdurer, le comité directeur de l’Agpaoc a décidé de la mise en concession du centre à travers le partenariat public-privé pour lui insuffler un nouveau dynamisme. C’est le groupe Africa Consulting Leaders(Acl) qui a été retenu et le contrat a été signé le 6 septembre 2018.
L’aboutissement heureux du processus de mise en concession est apprécié par le vice-président de l’Agpaoc, Michael Luguje, directeur général du Port du Ghana. Le nouveau défi, selon lui, est de faire en sorte que le centre rénové soit effectivement un cadre de recyclage et de remise à niveau des agents portuaires. Toutefois, il a tenu à signaler que le centre n’avait pas totalement cessé ses activités et que ses résultats étaient insuffisants. Estimant qu’il pouvait mieux faire, l’Agpaoc a penché pour le partenariat avec un privé. Pour lui, les efforts consentis par l’Acl méritent d’être reconnus. Même son de cloche de la part de son homologue du Bénin, Joris Thys, qui perçoit cette rénovation comme le fruit du partenariat public-privé.
Mettant l’accent sur les enjeux de la relance des activités du Cfp, le directeur général du groupe adjudicataire Africa Consulting Leaders (Acl) fait savoir que le transport maritime draine 90% du trafic marchandises. De même, il révèle que 40 corps de métiers s’occupent des activités portuaires dont les juristes, les gestionnaires, les mécaniciens graisseurs, les matelots, les lamaneurs, les officiers mécaniciens, les pointeurs, les maîtres de port, les conducteurs d’engins. Pour assurer une meilleure qualité de service, cet ensemble de compétences a besoin de se former. Pour ce faire, dit-il, le centre se chargera non seulement de la formation initiale mais aussi de la formation continue, du recyclage. Il se positionne également comme un centre d’expertise. « En dehors du savoir, il faut aussi du savoir-faire », ajoute-t-il avant d’annoncer que les premiers cours démarrent le 28 janvier prochain.
Intervenant au nom du ministre des Infrastructures et des Transports, Joseph Ahissou, directeur de cabinet, se réjouit de la reprise des activités du Cfp. Pour que le centre ne sombre pas à nouveau, il a promis l’appui du gouvernement et a fait quelques recommandations. Ainsi, après avoir souligné la spécificité des métiers portuaires et maritimes qui fait leur rareté, Joseph Ahissou demande qu’outre les programmes de formation retenus, le centre intègre des modules adaptés de manière à donner le minimum de notions portuaires aux stagiaires afin qu’ils soient plus aptes.

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