Pilier 3, axe stratégique 6 du Programme d’actions du gouvernement, les interventions sociales portent essentiellement sur le renforcement des services sociaux de base et la protection sociale, notamment des couches les plus vulnérables.

Conformément à son Programme d’autonomisation économique de la femme et la promotion du Genre (Paef-PG), financé entièrement par le budget national pour un montant de plus de 8 milliards F Cfa sur une période de 5 ans, 8 410 emplois sont créés et impactent la gent féminine à travers 850 groupements de femmes. Avec la spécificité ici qu’il ne s’agit pas de crédits, mais de dons qui profitent auxdits groupements féminins. Leurs capacités renforcées, notamment par des dotations en matériel, les femmes bénéficiaires ont vu leurs conditions de travail et de vie améliorées. « On peut déterrer aujourd’hui, 100 lignes de manioc et les éplucher grâce aux machines en une semaine, s’il ne pleut pas. Alors qu’avant, on le faisait à la main », s’en réjouit Anne Doussoumou, présidente du groupement Ifèdoun de Tchaourou. « Vraiment, l’Etat nous aide beaucoup. Et pour la presse aussi, autrefois, on mettait le manioc râpé dans un sac et on déposait des pierres dessus. Maintenant, on est bien, on dispose d’une machine de presse. On met le manioc dedans et on presse », explicite-t-elle. Cette jubilation est contagieuse à N'Dali, dans le département du Borgou, où des groupements de femmes font la transformation du soja en fromage. Mais leur offre est restée largement inférieure à la demande, dans cette région, du fait d'une faible capacité de production due au manque d'outils adéquats de travail. Mais grâce à l’appui du gouvernement Talon, leur production s’est intensifiée et le fromage à base de soja est davantage disponible sur les marchés primaire et secondaire. D'où, l'accroissement du chiffre d'affaires de ces femmes qui, désormais, s'épanouissent de leurs activités.

Autonomisation des femmes

Roukayath Bachabi, présidente du groupement N’chala de Savè, salue aussi l’appui gouvernemental qu’elle juge déterminant pour leurs activités, ses paires et elle : « On fait du fromage à base de soja. Nous sommes soutenues à travers des séances de formation régulières pour que notre activité progresse. Nous leur en sommes reconnaissantes.». A Parakou, grâce au Programme d’autonomisation économique des femmes et promotion du Genre (Paef-PG), d’autres groupements de femmes ont vu leurs activités de fabrication de beurre de karité facilitées, ce qui permet à ces femmes de s’affranchir des frontières de la précarité. Car outillées, elles parviennent à faire une exploitation optimale de leurs potentialités et s’assurent ainsi leur autonomie. Selon Timothée Biaou, maire de Savè, « Ces équipements qui leur sont offerts sont d’une grande utilité pour elles, et ont permis d’améliorer leurs conditions de travail et surtout de vie. Ça leur permet de disposer de ressources financières pour les autres besoins de leurs familles ». Son collègue, Blaise Ahahanzo-Glèlè, se réjouit de voir ces femmes évoluer dans la transformation des matières premières en des produits consommables : « J’ignorais qu’avec le soja, on pouvait faire des beignets. C’est grâce à ce programme que le chef de l’Etat a mis en place et à la dotation dont les femmes ont bénéficié, l’année dernière, qu’elles ont pu réaliser cette prouesse ».
Reconnaissante, Justine Chaka, présidente du groupement Enagnon d’Abomey  « remercie beaucoup le président Patrice Talon qui a donné des instruments au groupement Enagnon ». Leur renforcement de capacités leur a permis de
«  redoubler d’efforts », ajoute-t-elle. Berthe Ahoyo, présidente du groupement Finanmin Nouwagnon de Thio, dira, elle aussi, ses reconnaissances au chef de l’Etat : « Notre président, les femmes le tiennent en bonnes mains. Nous le soutenons. Tout ce qu’il dira dans ce pays sera exécuté. Tout ce qu’il entreprendra va réussir », s’épanche-t-elle. Se félicitant du matériel acquis, Roberte Sènou, présidente du groupement Nonvissilélé de Comé, fait observer : « il y a eu un changement positif », car « Avant, on ne produisait pas beaucoup, maintenant la production est très élevée et nous la divisons en trois parties, dont deux pour les femmes et le reste pour notre caisse ». Toutefois, fait-elle savoir, « Ce qui reste et dont nous avons besoin maintenant, c’est la presse. Si le président pouvait nous aider, ce serait très bon. Nous n’avons pas un abri où rester pour le travail. Quand la pluie commence, on est embêtées. Si l’on peut nous aider encore, ce serait bon », lance-t-elle.

Impacts réels

Dans presque tout le pays, les femmes ont été mises au travail et des groupements qui avaient disparu, à cause de moyens, ont été réactivés. Plus de deux millions de personnes sont déjà touchées par le Paef-PG, à travers 355 groupements répartis sur l'ensemble du territoire national. Il s'agit en général des groupements qui n'avaient rien reçu par le passé dans le cadre de ces coopératives. Et, le gouvernement, depuis 2017, a déboursé 1.700.000.000 F Cfa pour accompagner ces femmes pour une prévision de 8.174.990.000 F Cfa. Chaque groupement, selon sa spécialité, a été équipé de tout ce dont il a besoin afin de maximiser le rendement, éclaire Reine Oussou, coordonnatrice Paef-PG. Résultat, outre la productivité, la qualité et la rentabilité sont au rendez-vous.
Selon la ministre des Affaires sociales, Bintou Chabi Adam Taro, « Le social, pour le gouvernement actuel, ce n’est pas de la distribution d’argent aux femmes et aux jeunes ». Pas plus qu’aux personnes souffrant de handicap d’ailleurs. Les résultats obtenus dans les différentes régions poussent à l’optimisme et sont de nature à conforter la ministre Bintou Chabi Adam Taro qu’elle a vu juste dans les perspectives dessinées.
Renforcement social encore

En dehors des groupements de femmes, d’autres couches défavorisées reçoivent des appuis de l’Etat. Il s’agit de personnes handicapées, des familles pauvres, des géniteurs de triplés et même des étudiants qui sont pris en charge par l’Etat à travers le Fonds d’appui à la Solidarité nationale.
En effet, les personnes handicapées sont plutôt appuyées dans leurs différentes activités. Ce qui leur permet de vivre décemment, de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Depuis qu'ils ont été appuyés et renforcés en matériel de travail, un changement radical a été noté dans leur productivité, renseigne Henri Agassounon, président du groupement ‘’Union fait la force’’ de Bohicon.

Mais l’action sociale, telle qu’envisagée par le gouvernement, c’est aussi le renforcement des capacités, initié en 2017, à travers la modernisation des espaces publics de promotion du genre et de protection sociale, notamment les centres de promotion sociale. L'objectif étant de contribuer intensément à la lutte contre les violences basées sur le genre. Toutes Choses qui participent à l'autonomisation économique des femmes et à la promotion du genre. 54 centres ont été outillés et dotés de matériel de travail. En vue de cette modernisation, si certains travaux ne sont pas encore lancés, d’autres sont avancés et provisoirement réceptionnés. «Nous, agents, auparavant, étions psychologiquement abattus, parce qu’on se disait que là où l’on va pour servir, on ne sera pas à l’aise. Quand les usagers viennent, ils se demandent si ce centre, dans cet état là, pourra réellement les aider », révèle Véronique Acho, chef Cps Toviklin. Renseignant, Adoko, directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère en charge des Affaires sociales  indique qu’«au titre de la gestion 2018, ce programme a été pourvu à hauteur de 468 millions de F Cfa. Avant le terme du premier semestre, ils ont déjà noté l’achèvement d’un certain nombre de chantiers … Entre autres les centres de promotion sociale de Missérété, d’Avrankou, d’Agbokou et de Sainte Cécile qui ont été achevés et réceptionnés. Les 85 Centres de promotion sociale (Cps) répartis sur le territoire national offrent des services gratuits aux populations, y compris de l’argent frais aux pauvres extrêmes pour subvenir à certains besoins. Aussi, la dotation annuelle des Cps est passée de deux millions Fcfa à 4 millions Fcfa, par centre, dès cette année 2018.

Réalisation : Kokouvi EKLOU

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