L’Ong The hunger project-Bénin a lancé, hier jeudi 20 décembre, dans l’enceinte de son épicentre de Kpinnou, dans le Mono, la 7e édition de sa campagne de promotion du moringa oleifera. C’était sous la direction du représentant du Secrétariat permanent du Conseil national de l’alimentation et de la nutrition (Sp-Can) et du directeur national de l’Ong, Pascal Djohossou. Plusieurs partenaires, producteurs et transformateurs de la plante étaient de la partie.

La campagne 2018-2019 de promotion du moringa oleifera s’ouvre sous le thème « Pour une meilleure productivité en feuilles de moringa et une meilleure qualité de poudre sur le marché ». La présentation du thème et de ses spécificités a donné, hier, le top des activités entrant dans le cadre de cette 7e édition. Laquelle présentation a été faite à l’épicentre de l’Ong The hunger project-Bénin à Kpinnnou, dans la commune d’Athiémé, à travers deux causeries thématiques. La première, qui est un travail du professeur Roch Mongbo, aborde « les enjeux de la nutrition et du développement de la petite enfance au Bénin aujourd’hui ». Elle a permis d’entretenir les invités, entre autres, sur la teneur en micronutriments du moringa et ses bienfaits pour l’organisme humain en termes de réponse à la malnutrition, les maladies et la faim. La 2e thématique est intitulée « La contribution de l’Ong The hunger project-Bénin à l’amélioration du statut nutritionnel des populations et aux enjeux de nutrition au Bénin : cas de la promotion de moringa oleifera ». Elle a été développée par la chargée de gestion des initiatives stratégiques à The hunger project-Bénin, Nadjidath Adome, qui a rappelé le programme scientifique qui vise la professionnalisation de la filière moringa. Nadjidath Adome a, par ailleurs, décliné quelques activités de la présente campagne en lien avec le programme. Elle cite l’élargissement de l’assiette des partenaires, la valorisation du moringa dans l’alimentation scolaire et l’organisation de visite sur le site d’expérimentation du projet Fotimoringa à l’Université d’Abomey-Calavi.
Sur les spécificités de la campagne, Pascal Djohossou, directeur national de l’Ong The hunger project-Bénin, retient l’ouverture dans l’enceinte de l’épicentre de Kpinnou d’une banque de semences rares (khaya, cleome gilendra...) et d’autres accessoires en vue de limiter les peines des acteurs de la filière. La 7e édition est aussi marquée par l’option prise pour l’action réelle et le travail scientifique en vue de progresser dans les objectifs d’une meilleure productivité en feuilles de moringa et d’une meilleure qualité de poudre sur le marché. En somme, il est question d’améliorer la production de moringa pour s’en servir véritablement pour riposter à la malnutrition, la faim et la pauvreté. Ont répondu présents à la cérémonie d’hier des organisations internationales telles que le Corps de la paix, Care Bénin-Togo et des élus locaux ainsi que des producteurs et transformateurs des spéculations d’intérêt pour The hunger project-Bénin.
Au dire du directeur national, cette forte présence conforte l’engagement commun à professionnaliser la filière plante de moringa oleifera autour de laquelle se structure une importante chaîne de valeurs ajoutées. 311 073 personnes dont 162 458 femmes en vivent. «Moringa est un complément alimentaire qui peut redonner vie à Kpinnou », vante le directeur national de l’Ong The hunger project-Bénin. Représentant le maire de la ville, Saturnin Dansou, le chef de l’arrondissement de Kpinnou et le président de l’épicentre de Kpinnou, Prosper Amoussou, saluent, tour à tour, la reprise des activités de l’épicentre. «The hunger project-Bénin se souvient du bien-être de notre population», s’est réjoui le chef d’arrondissement.

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