L’Assemblée générale consulaire de la Chambre nationale d’agriculture (Cna) a tenu, les 14 et 15 décembre derniers à Cotonou, sa première session ordinaire au titre de 2018. Occasion pour les élus d’évaluer les actions menées au cours de l’année et d’adopter le plan de travail annuel et budgétisé (Ptab) de 2019 pour faire rayonner le secteur agricole.

Une nouvelle ère s’ouvre pour la restructuration et le développement des Chambres d’agriculture du Bénin. Aux termes de la loi n°2016-17 du 4 octobre 2016, leur légitimité est renforcée et le décret d’installation de la Chambre nationale d’agriculture (Cna) sera bientôt dans les mains des acteurs, se réjouit son président Adjéhoda Amoussou. A la faveur de la première session ordinaire au titre de l’année 2018 de l’assemblée générale consulaire de la Chambre tenue, vendredi 14 et samedi 15 décembre derniers au siège de l’institution à Cotonou, les élus consulaires ont salué l’adoption en Conseil des ministres, le 25 juillet 2018, du projet de décret portant statuts des chambres d’agriculture du Bénin (Cab) qui a fait l’objet d’un atelier d’information des organes des Cab, les 11 et 12 octobre derniers.
« L’espoir est permis, surtout que le nouveau cadre institutionnel du développement agricole est instauré pour promouvoir le partenariat public-privé », a indiqué le président de la Cna. Au nom de ses pairs producteurs, il rend hommage au gouvernement et surtout au ministre de l’Agriculture « pour leur volonté politique très engagée de faire de l’agriculture béninois, une agriculture moderne qui nourrit le peuple et qui fait du producteur un professionnel qui gagne dignement et aisément sa vie ».
La disponibilité du ministère de l’Agriculture et le soutien du gouvernement ne feront pas défaut, a assuré Orou Dèkè Gonroudobou, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, à l’ouverture des travaux de la session. « Veuillez nous faire le retour de la collaboration avec les directions départementales et des agences territoriales de développement agricole pour nous permettre de nous améliorer et de vous rendre les services que nous vous devons », a-t-il plaidé. Saisissant l’occasion, le représentant du ministre les a exhortés à une franche collaboration dans le cadre de l’opération de Recensement agricole national (Rna) en cours. Il a ensuite convié les élus consulaires à jeter un regard critique sur les activités menées au niveau de la Chambre nationale, à identifier les acquis à consolider ainsi que les faiblesses à corriger en vue du rayonnement de l’institution.

Bilan et perspectives

Les rapports d’activités, moral et financier au titre de 2018 ont été passés en revue, amendés puis adoptés avant l’examen et la validation du plan de travail annuel et budgétisé au titre de l’année 2019. Lequel plan permettra de « solutionner les contraintes qui entravent le développement du secteur agricole en général et des chambres d’agriculture en particulier », espère le président de la Cna. Le plan prévoit, entre autres, la poursuite du renforcement des capacités des organisations professionnelles et des structures coopératives ; des visites d’échanges inter-réseaux, d’échanges d’expériences ; la promotion des produits locaux à travers des foires ;une révision générale et une simulation de mise en application des outils de la Gestion axée sur les résultats de développement par les personnels des chambres d’agriculture et autres plateformes des acteurs.
Au nombre des activités menées, le manuel de procédures de la Chambre est actualisé et validé par les participants. Des sessions de formation ont été organisées au profit des producteurs qui ont, par ailleurs, bénéficié d’un accès plus facile aux intrants agricoles. Un référentiel défini sur le Conseil agricole est désormais opérationnel. Un projet de plan de formation est élaboré et reste à être adapté aux besoins du personnel ainsi qu’un plan de communication visant à améliorer leur visibilité et leur mode d’intervention. Aussi, un guide de l’élu des chambres d’agriculture est-il en cours de finalisation.
La difficulté majeure rencontrée est la mobilisation tardive des ressources financières, notamment la subvention de l’Etat qui contribue à plus de 70 % au budget des chambres d’agriculture, signale Adjéhoda Amoussou.

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