Des acteurs du secteur de l’assainissement et de pratiques d’hygiène en milieu rural se sont retrouvés, le vendredi 14 décembre dernier à Bohicon. Objectif : partager les expériences de terrain par rapport à tout ce qui a été fait aux premier et second tours de financement en faveur du Programme d’amélioration de l’accès à l’assainissement et aux pratiques d’hygiène en milieu rural (Paphyr).

Après deux ans d'intervention du Programme d'amélioration de l'accès à l'assainissement et des pratiques d'hygiène en milieu rural (Paphyr-Bénin) dans les départements couverts que sont ceux de l’Atacora, du Borgou, des Collines et de la Donga, 3989 localités ont mis volontairement fin à la défécation à l'air libre (Fdal) et ont été pré-certifiées Fdal. Dans le but de tirer les leçons de la mise en œuvre du second tour de financement des Agences de mise en œuvre déléguées (Amod) et de garantir la réussite des prochaines phases du Programme, cette rencontre de partage d'expériences est initiée avec lesdites Amod et les différents acteurs.
A l’issue des deux ans de mise en œuvre du programme dans les quatre zones d'intervention par les Amod, et grâce à l'approche Assainissement total piloté par la communauté (Atpc), les objectifs sont atteints. Le Paphyr vise, avant la fin des interventions, à toucher 8181 localités, 1931099 personnes et 244056 ménages dans 27 communes des quatre départements (Atacora, Borgou, Collines, Donga). Le but de cette approche est d’ailleurs d'amener des localités à un état de fin de défécation à l'air libre (Fdal) en favorisant la construction sans subvention initiale et l'utilisation plus efficace d'installations d'assainissement par les communautés, notamment les latrines hygiéniques.
En effet, c’est pour amener les communautés rurales à avoir un accès durable et équitable aux services d'assainissement, avec de bonnes pratiques d'hygiène, en vue d'accélérer l'amélioration de la santé et de la qualité du cadre de vie pour l'atteinte des cibles Omd et post Omd, que, le Paphyr-Bénin a été initié par le gouvernement béninois.
Au cours de cette rencontre de capitalisation tenue à Bohicon, Yadjidé Adissoda Gbèdo, la chef du Paphyr, tout en se réjouissant des résultats obtenus en deux ans, rappelle que la pérennisation des acquis demeure un défi. Et pour atteindre les objectifs du programme, indique-t-elle, il faut bien faire le point des expériences. « Mieux, il y a lieu de faire un retour sur l'ensemble des produits de la capitalisation que nous avons éprouvés lors de ce deuxième tour de financement », précise-t-elle, avant d’ajouter qu’« il n'y a pas de capitalisation sans une documentation sérieuse des succès et des échecs des actions accomplies sur le terrain ».
Elle sera appuyée par Akibou Osséni, chef service Hygiène-Assainissement du Mécanisme de coordination du Paphyr, qui reconnait que la capitalisation reste un volet très important dans le processus de conduite de tout programme. Elle apparaît, assure-t-il, comme une dynamique nouvelle au regard de ses contingences et exigences.

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