Pour un changement de comportement chez les jeunes en matière de gestion de l’eau, la Giz, en collaboration avec Eau Afrique, a procédé, ce lundi 10 décembre, au lancement de la 10e édition du programme Water School et de la 2e édition du film Eau Ciné sur les eaux usées à l’Université d’Abomey-Calavi. Ce sont les étudiants de l’Ecole nationale des Sciences et techniques de l’information et de la communication (Enstic) qui en sont bénéficiaires.

L’eau, c’est la vie. Mais quand elle n’est pas de bonne qualité, elle peut engendrer des maladies et la mort. Pour attirer l’attention des jeunes sur la nécessité d’une bonne gestion de l’eau, la Giz, à travers le Programme sectoriel Eau, hygiène et assainissement (ProSeha), a lancé la 10e édition de la caravane Water School à l’Université d’Abomey-Calavi.
Pour Cyprien Fabilé, manager de Eau Afrique, le programme Water School qui est un programme panafricain sur l’eau a pour objectif d’éduquer et d’éveiller la conscience des populations dont les étudiants. Il s’agit d’une caravane de sensibilisation qui a déjà parcouru six communes dans l’Atacora et la Donga en novembre sans oublier autant de communes aussi bien dans l’Ouémé-Plateau que dans le Mono- Couffo en janvier dernier. S’agissant du festival de film Eau Ciné, poursuit-il, il vise à susciter l’adhésion de la population. « Le cinéma est un puissant moyen de mobilisation et de communication pour un changement de comportement », souligne Cyprien Fabilé ajoutant qu’un débat suivra la projection du documentaire intitulé ‘’Descentes en eaux usées’’. Sur le campus d’Abomey-Calavi, trois groupes d’étudiants de l’Ecole nationale des Sciences et techniques de l’information et de la communication (Enstic) ont participé à des ateliers de sensibilisation sur le thème retenu, à savoir « Eau, qualité et santé ».
Au nom du recteur de l’Uac, le professeur Félicien Avlessi, 2e vice-recteur chargé des recherches, a salué l’initiative de la Giz et de Eau Afrique. Se référant au thème, il a fait le lien entre la qualité de l’eau et la santé.
Après avoir souligné les conséquences du manque et de la mauvaise qualité de l’eau sur la vie et la santé, Elga Fink, chargée du Programme sectoriel Eau, hygiène et assainissement (ProSeha), a indiqué que la Giz et Eau Afrique tentent de trouver solution à travers Water School et Eau Ciné 2018. Pour elle, il faut agir ensemble. C’est pourquoi les étudiants ont été associés pour relever les défis liés à l’eau, a-t-elle expliqué.
Emmanuel Lawin, directeur de cabinet du ministère de l’Eau et des Mines, a fait savoir que l’accès à l’eau fait partie de l’objectif n°6 des Objectifs de développement durable (Odd) avec un accent particulier sur sa qualité, la gestion des eaux usées, l’utilisation rationnelle des ressources en eau et la préservation des milieux aquatiques. Pour le gouvernement, a rappelé le directeur de cabinet, l’accès à l’eau est un droit inaliénable et un facteur de développement. Aussi, a-t-il prévu des actions pour l’accès universel à l’eau potable en milieu urbain comme en zone rurale, a assuré Emmanuel Lawin avant d’apprécier la démarche de la Giz et de Eau Afrique.
En termes d’attente, Cyprien Fabilé indique qu’il espère de la part des populations en général et des étudiants en particulier un changement de comportement. Ces jeunes de l’Uac serviront de relais dans les ménages, au sein de leurs camarades. « En février 2019, il y aura l’installation du réseau Water School », annonce-t-il.
Les manifestations ont été clôturées par la remise d’attestations de participation aux étudiants.

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