L’ordre national des médecins vétérinaires du Bénin a tenu, samedi dernier, à Cotonou, deux évènements statutaires qui lui ont permis d’amorcer un « virage significatif vers le progrès ». Il s’agit de l’assemblée générale bilan qui consacre la fin de mandat de la septième mandature et l’assemblée générale élective qui a permis l’élection du bureau de la huitième mandature de l’Ordre.

Docteur Kamilou Ouaké est le nouveau président de l’Ordre national des médecins vétérinaires du Bénin (Onmvb). Il a été élu samedi dernier au terme d’une assemblée générale de l’Ordre, tenue à Cotonou. Après les tractations, c’est sur lui que les médecins vétérinaires ont jeté leur dévolu. Pourtant, les ambitions n’étaient pas des moindres. Ils étaient cinq candidats à manifester le vœu. Certains auraient jeté le tablier en cours de route, laissant dans le starting-block, trois prétendants qui, jusqu’à la fin de la cérémonie officielle d’ouverture, maintenaient leurs candidatures. Mais in fine, quand apparaitra la fumée blanche, c’est le nom de Docteur Kamilou Ouaké qui sera affiché au fronton de l’Ordre. Il prend ainsi la direction de l’Ordre des disciples de Claude Bourgelat au Bénin, pour la huitième mandature à la tête d’un bureau composé entre autres de Dr Pierrette Aomahou comme vice-présidente et Damien Michoagan comme secrétaire général. Son adjoint a nom Dr Abèkè Fagbohoun. La trésorerie de l’Ordre sera assurée par Dr Mireille Agassounon et Dr Adam Adenile (Adjoint). Dr. Magloire Gbessinon est le secrétaire à l’organisation.
A ce jour, 176 médecins vétérinaires dont 28 femmes sont inscrits à l’Ordre. 19 exercent dans l’administration publique. Une dizaine est dans l’enseignement supérieur et trois dans les forces armées. Dans des écoles et institutions internationales, des sociétés et des firmes à l’étranger, on en retrouve quelques-uns aussi. Mais ce positionnement est encore « insuffisant au regard des enjeux pour faire de l’élevage une filière de développement », a souligné à l’ouverture des travaux de l’assemblée générale, le président sortant de l’Ordre, Dr Ismaïl Gaël Ally. Il faut un « repositionnement de l’exercice vétérinaire aussi bien dans le privé que dans le public, faire progresser et connaitre la profession », suggère le président sortant de l’Ordre national des médecins vétérinaires du Bénin après deux mandats. Aussi, rappelle-t-il à ses confrères, les missions essentielles de l’ordre qui sont de veiller au maintien des principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l’exercice de la médecine vétérinaire et à l’observance par tous ses membres des devoirs professionnels édités par le Code de déontologie vétérinaire.
« Vous êtes à un tournant décisif », rappelle aux médecins vétérinaires, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui. « La santé animale et les services associés constituent un bien public, ils doivent faire l’objet d’une attention particulière et d’un investissement durable », poursuit-il. L’ordre, en tant que partenaire clé de notre développement et de l’élevage, a besoin d’un renforcement du partenariat public-privé, souligne-t-il. Et, d’un ton plus apaisant, il annonce sous les ovations de ses vis-à-vis, la généralisation du mandat sanitaire vétérinaire. « Nous allons définir les réels contours qui permettent à chaque acteur d’en tirer profit », promet le ministre. Mais dans ces nouvelles résolutions, il faut surtout, selon lui, et à l’heure du renouvellement du bureau de l’ordre, « la démarche qualité indispensable ».
Il faut aussi mentionner que, profitant de cette cérémonie, l’Ordre des médecins vétérinaires a rendu hommage à un patriarche de la profession, le Dr Aliou Moustapha, 50 ans après la soutenance de sa thèse de doctorat.

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