Le Bénin organise, du 6 au 8 décembre 2018, le premier Sommet international pour le développement de l’électricité en Afrique (Side-Africa). La rencontre qui réunit près de 300 participants vise à identifier les solutions pour une meilleure gestion des risques liés à l’approvisionnement de l’énergie électrique à moindre coût.

Assurer une meilleure sécurité de l’approvisionnement de l’énergie électrique à moindre coût à travers la gestion des risques. Telle est l’ambition que nourrit le Sommet international pour le développement de l’électricité en Afrique (Side-Africa) organisé par le gouvernement béninois. Il réunit des participants venus des pays d’Afrique et représentants des partenaires.
Ouvrant le bal des allocutions, Christian Adovèlandé, président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad), évoque les diverses initiatives prises par les pays africains et auxquelles son institution a apporté son appui budgétaire. Mais des difficultés jonchant le chemin ne devraient pas détourner de l’essentiel. Il penche pour le partenariat public-privé, les énergies renouvelables dont l’énergie solaire est la plus disponible, la moins chère. Dans cette perspective, il propose que les politiques prennent désormais en compte trois besoins: l’harmonisation du cadre réglementaire, l’accroissement des compétences techniques et la définition d’une vision d’orientation communautaire.
Pour Apollinaire Kissingui, secrétaire général du Système d’échanges énergétiques ouest-africain (Wapp), les ambitions qui sous-tendent le présent sommet sont en phase avec les objectifs et la vision de sa structure. Au nom du groupe des partenaires techniques et financiers intervenant dans le secteur de l’énergie au Bénin, Gabriel Dégbègni, coordonnateur de Millennium challenge Account II (Mca II) a attiré l’attention sur les facteurs de risques. Entre autres, il a mentionné l’inexistence de règlementation adéquate ou l’obsolescence des lois existantes, l’utilisation massive des combustibles fossiles polluants, les difficultés de résistance des équipements de production, de transport et de distribution, le changement climatique, la relativité des prix due à l’imprévision du marché, la mauvaise gouvernance des sociétés de distribution, la gestion inadéquate des ressources humaines disponibles. Selon lui, « ces facteurs de risques méritent une analyse approfondie ».
Quant à Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie du Bénin, il a noté que la situation énergétique des pays d’Afrique n’est pas une fatalité. Retraçant la situation de ces pays en matière d’énergie électrique, il a noté qu’avec 15% de la population mondiale, ils ne consomment que 3% de l’énergie produite sur la planète. « Pas étonnant donc que 2 Africains sur 3 n’aient pas accès à l’électricité!» relève-t-il. Pourtant, poursuit-il, le continent dispose de «puissants potentiels». Ainsi, il perçoit à travers Side-Africa une opportunité pour trouver « des réponses pertinentes et innovantes ».Celles-ci doivent concilier plusieurs solutions. Pour inverser la tendance, le ministre de l’Energie mise sur la mutualisation des expériences réussies et le développement des compétences.

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