Les mouvements sociaux africains en lutte contre l’accaparement des terres disent « Non à l’accaparement des terres, des eaux et des semences paysannes ». A cet effet, la Caravane ouest-africaine a pris fin, jeudi dernier à Cotonou, par la remise aux autorités du livret vert.

A la faveur de la caravane ouest-africaine qui a pris fin à Cotonou après avoir parcouru cinq pays de la Cedeao, les mouvements sociaux en lutte contre l'accaparement des terres s’opposent à l’introduction des Ogm, à l’utilisation des engrais et des produits phytosanitaires synthétiques…
Le livret vert de la Caravane ouest-africaine est remis à l’occasion des manifestations finales, au représentant du ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche pour transmission aux Chefs d’État de la Cedeao. Ce document recense les préoccupations des acteurs agricoles, exige des gouvernants la garantie de l’accès à la terre qui de plus en plus, est accaparée par les industriels, l’accès à l’eau, aux semences agricoles et à l’agroécologie.
Au cours de la manifestation finale de la caravane qui a parcouru cinq pays d’Afrique de l’Ouest, la déclaration finale des organisations membres réunies au sein de la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau ouest-africaine, exhorte les autorités à prendre des mesures pour mettre fin au phénomène de l’accaparement des terres. La caravane souhaite l’arrêt de toute forme de criminalisation des défenseurs des droits des populations victimes de l’accaparement de leurs ressources.
Les caravaniers invitent les gouvernants à garantir l’accès des femmes et des jeunes à la terre. Mais ils exigent l’application de l’article 9e du Tirpaa relatif aux respects des droits des paysans et des paysannes. De ce fait, les organisations invitent les États à ratifier la convention 189 de l’Oit relatif à la protection des droits des travailleurs.
À la Cedeao, la caravane recommande la mise en place de mécanismes pour une meilleure protection dus patrimoines fonciers des communautés locales et la reconnaissance des droits coutumiers dans les lois foncières. Elle invite aussi à harmoniser les politiques de pêche au niveau sous-régional pour une meilleure gouvernance des ressources halieutiques.
La caravane prend l’engagement de renforcer les synergies entre tous les acteurs et organisations engagés dans la lutte pour la terre, l’eau, les semences paysannes, le pastoralisme, la pêche artisanale et la foresterie afin de développer une vision commune pour un changement global dans les pays. Les organisations veulent œuvrer pour renforcer le dialogue politique et la cohésion sociale pour une paix durable.

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