Pour qui connaît madame Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication, qui a du respect et de l’admiration pour tous ceux qui ont contribué de leur pierre à la construction de la maison ministère en charge de la Communication et même de la maison médias, peut s’imaginer que ce moment fatidique ne peut passer inaperçu.

Pascal Adissoda fut un grand directeur du ministère. Il a été directeur de la Presse Ecrite. A ce titre, il a su marquer son passage de façon exceptionnelle. Il a énormément contribué à asseoir les bases essentielles pour l’assainissement et le professionnalisme au niveau du métier au Bénin.
Par ailleurs, le ministère, les associations professionnelles et même la nation entière lui doivent la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse au Bénin. En effet, celui que nous accompagnons ici aujourd’hui est l’initiateur d’une telle célébration au Bénin. Par ses notes, ses fiches et ses plaidoyers, il a fait adhérer le Ministre Gaston Zossou et au-delà tout le gouvernement à l’idée de célébrer une telle journée au Bénin. Il tenait à cette célébration parce qu’il y avait la déclaration de Windhoek en Namibie en 1993 qui a amené l’Unesco à instaurer la journée pour appeler les Etats à protéger et à promouvoir la liberté de la presse. Il a joué sa responsabilité de directeur de la Presse écrite jusqu’au bout afin que le Bénin ne soit pas cité en mauvais exemple en matière de liberté de la presse.
Pascal ne s’est pas arrêté à cette victoire. Il a repris son bâton de pèlerin pour aller à la recherche de partenaires pour soutenir la célébration. C’est ainsi qu’il a pu faire amener aux côtés du ministère le Pnud, l’Unicef, l’Oms et quelques ambassades pour un appui considérable en nature et en numéraires à la première édition célébrée en 2001.
Aujourd’hui, la liberté de la presse est brandie ici et là. Les associations des professionnels des médias sont très intransigeantes là-dessus. Elles sont promptes à s’élever contre tout geste tendant à lui porter atteinte. Tout cela, c’est grâce à Pascal. C’est lui qui a allumé ce flambeau. Rien que par cette initiative, Pascal Adissoda a déjà signé son immortalité.
A titre personnel, je voudrais saluer la mémoire de mon premier directeur. Dieu a mis sur mon chemin professionnel et administratif quelqu’un en qui j’ai pu contempler les vertus liées à certains caractères. De la race des journalistes rares que l’on recherche aujourd’hui et que l’on prend en exemple en citant les anciens, monsieur Pascal Adissoda est un homme calme, très simple, humble, effacé, pondéré, mais de grande rigueur dans la façon de penser, d’écrire et de travail. Aujourd’hui, quand j’ai une décision à prendre en matière de gestion des hommes, je me souviens de lui. C’est un homme méthodique et très attaché au travail impeccable. Pour dire que feu Pascal Adissoda est un grand professionnel dont les obsèques ne sauraient passer inaperçues au ministère.

Cher directeur,
Va, va. Que la terre te soit légère et que ton âme repose en paix.

Pour la ministre,
Le directeur général des médias
par intérim,

Lévy H. Ayéyémi

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