Les kinésithérapeutes en formation, depuis lundi dernier, sur le thème : « Douleurs et kinésithérapie » ont reçu leurs parchemins, jeudi 22 novembre dernier, à la Faculté des sciences de la Santé (Fss) à Cotonou. Organisée par l’Association béninoise des kinésithérapeutes-rééducateurs (Abeki) grâce à la coopération bénino-belge, cette formation leur permettra de mieux prendre en charge les douleurs des patients.

Une trentaine de kinésithérapeutes ont renforcé leurs capacités au bout de quatre jours de formation assidue. De par les connaissances acquises, ils contribueront efficacement à soulager les Béninois des douleurs dont ils souffrent. La cérémonie de remise des attestations marquant la fin de cette formation témoigne de leur détermination et de leur volonté d’offrir de meilleures prestations aux populations béninoises. 

Le président de l’Association béninoise des kinésithérapeutes-rééducateurs (Abeki), Oyéné Kossi, reconnaît qu’une formation continue dans tous les domaines est très nécessaire et vitale pour une bonne pratique. Car, les formations initiales que l’on reçoit généralement ne permettent pas d’avoir tout ce qu’il faut pour une pratique efficace sur le terrain. « On a des connaissances bien sûr, mais il faut quand même se mettre à jour étant donné que les pratiques évoluent », a-t-il souligné. A cet effet, les formations continues sont capitales surtout dans le domaine de la santé s’il s’entend qu’il faut donner les meilleurs soins possibles aux patients. « Cette continuité permet de contribuer au développement de notre société », a-t-il ajouté. Parlant de la thématique de cette formation, il a estimé que la kinésithérapie est très importante parce qu’il s’agit de la première plainte qu’ils reçoivent de leurs patients. Ainsi, se convainc-t-il qu’il est nécessaire que les kinésithérapeutes exhibent leurs compétences et leur savoir-faire dans tout ce qui relève de la prise en charge de la douleur qu’elle soit aiguë ou chronique.
Le professeur formateur, Dominique Bragard, a fait remarquer que les besoins de formation en kinésithérapie sont identiques au Bénin et en Belgique. Aussi, indique-t-il que les difficultés de la prise en charge développées au cours de cette formation sont similaires à celles que l’on rencontre en Belgique. « C’est donc une problématique qui est très importante. Car il s’agit d’une grosse source d’attentes des patients qui viennent consulter les thérapeutes et en particulier les kinés », conclut-il.
Le représentant du ministre de la Santé, Corneille Assogba, et l’administrateur de l’Apefe, partenaire de l’Abeki, David Gagnere, ont tous deux reconnu l’importance de cette formation.
Pendant ces quatre jours, les kinésithérapeutes ont su actualiser leurs connaissances afin d’assurer dorénavant à leurs patients de meilleures prestations.

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