A la faveur de son quatrième congrès ordinaire, organisé, samedi 24 novembre dernier à Cotonou, le Syndicat des travailleurs de chemin de fer Bénin-Niger (Syntra-Cfbn) exige la régularisation des carrières.

Régulariser les carrières des travailleurs et rétablir le chemin de fer Bénin-Niger. Ce sont les exigences du Syndicat des travailleurs de chemin de fer Bénin-Niger (Syntra-Cfbn) exprimées lors de son quatrième congrès. Placées sous le thème « La carrière du personnel à l’ère de Bolloré », ces assises ont permis d’exiger de la direction de Bénirail de prendre en compte les doléances des travailleurs. 

Julien Abatti, secrétaire général du Syntra-Cfbn, explique que toutes les tentatives de négociations avec l’employeur ont échoué. Il rapporte que le groupe Bolloré refuse de satisfaire le personnel à cause du contentieux qui bloque le projet de réhabilitation et la construction de la ligne ferroviaire Cotonou-Niamey.
Selon Julien Abatti, c’est ce blocage qui empêche l’aboutissement de la demande d’avances de financement pour régler les arriérés salariaux. Il informe que l’entreprise dit être prête à continuer de payer les salaires. « Ce qui est déplorable, c’est le blocage de la carrière du personnel et les difficultés pour les retraités de constituer leurs dossiers… », explique-t-il.
Le secrétaire général du Syntra-Cfbn soutient que malgré la situation difficile que l’Organisation commune Bénin-Niger des Chemins de fer (Ocbn) a connue, la carrière des travailleurs n’a jamais été bloquée. Il déplore qu’à l’ère Bolloré, non seulement la convention collective n’a pas été élaborée, mais aussi le traitement des carrières a cessé. Ce qui cause, affirme-t-il, des préjudices au personnel.
Julien Abatti appelle alors les chefs d’Etat du Bénin et du Niger au secours. Il sollicite leur intervention pour régulariser les acquis sociaux des cheminots.
Urbain Tchiakpè, secrétaire général adjoint du ministère des Infrastructures et des transports, déplore la quasi-disparition du transport ferroviaire. Mais, il rassure que le gouvernement est conscient de cette situation qui porte préjudice aux travailleurs des chemins de fer. Il informe des négociations avec les Chinois en vue de la reprise de la réhabilitation du réseau ferroviaire.
Urbain Tchiakpè espère que les recommandations des travaux de ce congrès suggèrent des choix susceptibles de faciliter la satisfaction des revendications des cheminots.

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