Un atelier sur l’agriculture biologique et écologique a regroupé, jeudi 22 novembre dernier à Cotonou, plusieurs directions du ministère de l’Agriculture ainsi que des coordinations de projet agricole. L’objectif est de faire l’état des lieux et de projeter des actions nécessaires pour son développement.

Environ 1987 hectares de terres agricoles biologiques, équivalant à 0,06% de la superficie agricole nationale, 2355 producteurs et transformateurs biologiques et 9 exportateurs biologiques. C’est le visage de l’agriculture biologique et écologique au Bénin et présenté par le directeur de la Programmation et de la Prospective adjoint du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Un diagnostic qui n’est visiblement pas reluisant, selon Marius Aïna, et qui se justifie par de nombreuses contraintes d’ordre technique, organisationnel, institutionnel et financier. Il fait savoir que cette agriculture ne devrait pas connaitre en réalité ce sort puisque, explique-t-il, elle est pratiquée avec relativement peu ou sans intrants chimiques pour certaines spéculations. « Cela constitue un potentiel pour le développement de standard biologique et écologique », précise-t-il. Marius Aïna poursuit qu’elle devrait donc faire objet de promotion, suivant les orientations définies dans le plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa) au Bénin. Il explique qu’il s’agit d’un document de planification qui définit les grandes orientations dans le secteur agricole pour la période allant de 2017 à 2025, et qui répond aux Objectifs de développement durable des Nations Unies. Aussi, rassure-t-il de la volonté du gouvernement de redorer le blason de cette agriculture en créant des conditions pour son émergence.

Cependant, laisse-t-il entendre, des défis importants restent à relever notamment à quatre niveaux. A ce titre, il évoque l’organisation des acteurs autour des chaînes de valeur ajoutée bio et leur professionnalisation ; le développement d’un marché local de consommateurs de produits bio ; le règlement des questions de certification pour accéder à d’autres marchés et l’exploitation de l’ingénierie génétique et des changements climatiques. Marius Aïna a convié les participants à s’approprier les données et informations sur l’état des lieux du secteur en vue de définir les actions opérationnelles à mener pour son développement, en cohérence avec le plan stratégique de développement du secteur agricole.

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