La fête de Maouloud n’a pas donné lieu à une célébration particulière dans les familles à Lokossa. C’est l’ambiance des jours ordinaires.

C’est un calme plat qui a régné dans la matinée d’hier au niveau des deux principales mosquées et places Idi de la ville de Lokossa, chef-lieu du département du Mono. Bien qu’étant ouverts, ces lieux de prières n’avaient enregistré aucune manifestation concernant la Maouloud, la commémoration de la naissance de Mahomet, prophète de l’Islam. Aucune manifestation spéciale n’a été aussi signalée dans le programme de la journée. A la mosquée centrale de Lokossa tout comme à la mosquée de Zongo, les heures de rencontre des fidèles musulmans ont été conformes à celles des jours ordinaires. Il s’agit des séances de prières de 14 heures, de 16 heures, de 19 heures et de 20 heures, rappellent des fidèles se prélassant au niveau des deux mosquées.

« Après la prière de 6 heures, nous nous sommes dispersés en attendant la séance de 14 heures », confirme le dignitaire religieux Aboubakar Wassiou, rencontré à son domicile et s’adonnant à son métier de couturier. Maître coranique à la mosquée centrale de Lokossa, il explique que la présente disposition par rapport à Maouloud est décidée par le comité des sages de leur communauté religieuse. « Dans les années antérieures, on organisait une séance de lecture coranique suivie de petites réjouissances populaires que vient clôturer la prière de 14heures », se rappelle-t-il.
Pour l’iman de la mosquée de Zongo, Abdoul Kadr Aboubakar, « ce qui se faisait relève de l’ignorance que nous avons voulu corriger ». Au quartier Zongo, l’imam soutient que la fête de Maouloud n’est pas une fête recommandée dans l’Islam. « Le prophète Mahomet a recommandé la célébration de deux fêtes religieuses à savoir le ramadan et la tabaski», a souligné l’iman Abdoul Kadr Aboubakar.
Le mot d’ordre a été bien suivi dans la communauté des fidèles musulmans. Des réjouissances n’ont été observées ni dans des maisons, ni dans les places publiques sillonnées. Lokossa a vécu ce mardi 20 novembre comme un jour ordinaire. La communauté des fidèles se refuse d’accorder à Maouloud l’attention des autres fêtes prescrites dans le Coran, le livre saint de l’Islam.

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