Le préfet du Borgou entreprend, depuis hier mardi 13 novembre, sa tournée statutaire dans les huit communes sous sa tutelle. C’est par la municipalité de Parakou qu’il l’a commencée. Avec le maire, les membres du Conseil municipal, les élus locaux et les membres des corps constitués, il a eu l’occasion d’échanger sur les grandes questions et préoccupations qui touchent le développement de la ville.

Conformément à l’article 151 de la loi N° 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, visite depuis hier, les communes placées sous son autorité. Avec les membres de sa délégation, il aura l’occasion de prendre connaissance des efforts des administrations locales, de leurs difficultés et doléances, avant de leur donner des orientations en vue de l’amélioration de la gouvernance locale. La première étape de sa tournée a été la ville de Parakou. 

Appréciant le bilan des actions réalisées par la municipalité présenté par le maire Charles Toko, le préfet a trouvé la séance de travail très riche en échanges. Il a félicité la ville pour sa gestion administrative, financière et technique. En la matière, rapporte-t-il, les audits Fadec de 2016 l’ont créditée d’une très bonne note, en la hissant au deuxième rang dans le département.
Par ailleurs, il a reconnu les avancées enregistrées dans la mise en œuvre des réformes engagées dans plusieurs secteurs à Parakou. Outre le domaine du foncier, celui du renforcement de la coopération décentralisée, il note aussi des initiatives encourageantes dans la gestion de l’état civil, la santé des populations, les secteurs des conducteurs de taxi-moto, des boulangers, la lutte contre la divagation des animaux et dans le secteur de l’éducation. Avec les différentes réformes en cours, il est à espérer le soulagement des populations dans les prochains mois.
Comme défis à relever par la municipalité, le préfet a évoqué le renforcement du dispositif sécuritaire, le règlement définitif des litiges relatifs aux limites territoriales avec les communes frontalières, puis la poursuite des efforts de mobilisation de ses ressources.

Perspectives

De même, beaucoup d’efforts restent encore à faire au niveau du fonctionnement des organes infra-communaux, surtout les conseils de village et de quartiers de ville. Pour ce faire, a estimé le chargé de mission du préfet, Ephraïm Lemou, les fonds qui leur sont destinés doivent être décaissés.
Au niveau des Enseignements maternel et primaire, des efforts sont en train d’être faits pour résoudre les problèmes d’insuffisance d’infrastructures scolaires et d’enseignants. Ceci à travers une politique de fusion des écoles, étant donné que dans certaines il n’y a parfois que quelques écoliers par classe. Il s’ensuivra un redéploiement du personnel enseignant. S’agissant de la couverture en enseignants dans le Borgou, toutes catégories confondues, à l’exception des communautaires, le directeur départemental Jacob Toudonou a indiqué qu’elle est de 86%. « Nous avons 174 écoles maternelles et primaires publiques, 947 classes autorisées pour un nombre d’enseignants disponibles estimé à 816 », a-t-il poursuivi. « Très prochainement, il y aura le redéploiement des normaliens recalés formés dans les écoles », a assuré le directeur.
Pour ce qui est des cantines scolaires, de 146 écoles l’année dernière dans l’ensemble du département, 162 complémentaires sont accordés par le gouvernement, soit désormais un total de 308. Aussi, Jacob Toudonou sollicite-t-il l’implication des parents d’écoliers à travers les jardins scolaires et l’apport des condiments pour la préparation de la sauce afin de soutenir les efforts du gouvernement.
En ce qui concerne l’enseignement secondaire et la formation professionnelle, expliquera le directeur départemental, Biga Abdul Addi, les difficultés relatives à l’insuffisance d’infrastructures scolaires et d’enseignants en situation de classe, sont inhérentes et récurrentes à tout système éducatif. Leur résolution, a-t-il insisté, s’inscrit dans une politique pluriannuelle et le gouvernement s’y attelle.
Face à la recrudescence de l’insécurité en cette période de fin d’année dans la ville, le directeur départemental de la Police républicaine, le commissaire principal Pacôme Anato, a invité les populations à la collaboration.
Après Parakou, le préfet s’est rendu à Tchaourou dans l’après-midi pour le même exercice. Il met le cap sur Bembèrèkè et Sinendé ce jour. C’est le vendredi 16 novembre prochain que sa tournée s’achèvera.

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