Dure est la graine, mais lorsqu’elle pénètre la terre, elle ne peut résister au cycle naturel de vie. Elle finit par imploser, mourir, germer, puis naître de nouveau. Mais il faut observer par quel processus une telle transformation aboutit, pour réaliser sa dureté, voire la pénibilité qui la caractérise. Mieux comprendre les résistances face au changement, à la moindre réforme...

Et davantage mesurer la témérité qui est celle du pouvoir actuel à vouloir réformer…La santé, le secteur pharmaceutique, l’éducation, le système partisan, et que sait-on encore, les chantiers du Nouveau départ sont nombreux, et finissent par aboutir, en dépit des résistances.
Des résistances, car il en est de la graine comme des mauvaises habitudes que les humains dont les Béninois colportent en société, leurs pratiques mauvaises qu’ils n’entendent pas laisser choir. Mais, comme dit le tube de Sam Cooke, ‘’Change is gonna come’’, le changement finit par arriver : « Ça fait un long, long moment que j’attends. Mais je le sais, un changement va arriver », dit en substance la chanson. Au Bénin, depuis 2016, les changements promis par le candidat puis président Talon, se font jour. Petit à petit, mais ils se font jour, tant et si bien que le vase des changements attendus va s’emplir.
Le dernier en date n’est pas des moindres, car il est de nature, à redorer le blason du Quartier latin dont le Bénin s’enorgueillissait, avant de subir une mue au fronton de la formation académique, qui l’a tenu bien loin d’un tel passé glorieux. Ainsi, l’enseignement supérieur fût-il gangrené par un certain laisser-aller, indescriptible, dans le privé où, toute proportion gardée, le gain chez les promoteurs d’écoles a pris le pas sur le sérieux qui doit caractériser l’enseignement.
Mais tant va la cruche à l’eau qu’elle finit par se rompre. D’où l’apurement, nécessaire, que le gouvernement vient de faire. Et ce, en dépit des résistances, celles de certains promoteurs d’universités, qui ont bien tenté d’avorter les réformes du secteur, par tintamarre médiatique notamment. Mais dure, si dure soit-elle, cette graine-là aussi finit par imploser dans la matrice réformatrice du Nouveau départ…pour, en définitive, devoir donner ce qu’elle a de meilleur en elle, c'est-à-dire des écoles aux pratiques vertueuses, formant des jeunes béninois pétris de connaissances dans leurs domaines respectifs de prédilection. L’ivraie devant faire place désormais au vrai !
Participent à cette transformation, bien avant l’apurement récemment opéré, les examens de licence et de master imposés aux universités privées, pour mesurer la portée des connaissances administrées aux apprenants et la pertinence des curricula de formation. Ces examens, de transition soient-ils, ont valeur hautement pédagogique. Et l’avenir, ainsi rasséréné dans le secteur de l’enseignement supérieur au Bénin?

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